Les embarras de Martin Hirsch

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C'est l'une des « prises » les plus symboliques de Nicolas Sarkozy à la gauche au lendemain de l'élection présidentielle qui se trouve aujourd'hui sur la sellette. Populaire et charismatique, il venait au gouvernement d'abord pour agir en luttant contre la pauvreté. Ce qu'il a fait.Nommé par l'Élysée haut-commissaire aux Solidarités actives en juin 2007, Martin Hirsch a fait de la mise en place du revenu de solidarité active (RSA) en lieu et place du RMI sa fierté face à l'amertume de sa famille politique et au scepticisme de la droite. Le démarrage laborieux du RSA n'est donc pas une bonne nouvelle pour lui, ni pour l'exécutif en ce début de rentrée.compétences élargiesSi ce mauvais début se confirmait, il permettrait en effet à la gauche de dénoncer les ratés de la politique gouvernementale en direction des chômeurs de longue durée et des publics défavorisés. Et à droite, les difficultés de Martin Hirsch ne feront pas que des déçus. Au sein de l'UMP, sa nomination comme haut-commissaire aux Solidarités actives, même sans un titre de ministre de plein exercice, a toujours été contestée. Les critiques ont repris à nouveau lorsque, au printemps dernier, l'Élysée a élargi ses compétences à la Jeunesse. D'autant que Martin Hirsch n'a pas hésité à mettre plusieurs fois sa démission dans la balance pour obtenir l'adoption de son RSA quand, dans le même temps, des ministres UMP devaient ronger leur frein. La gauche, elle, s'est désolée qu'Hirsch ne s'offusque pas outre mesure de voir les bénéficiaires du bouclier fiscal échapper à la cotisation de 1,1 % sur les revenus des capitaux mise en place pour financer son RSA.Pour Hirsch, ces difficultés sur le RSA ne tombent pas au bon moment. Depuis l'été, il presse l'Élysée de donner son feu vert aux mesures en faveur des jeunes qu'il a proposées à la suite des travaux de la commission qu'il a animée au printemps. Lors du Conseil des ministres du 25 août, Nicolas Sarkozy a bien fait de la jeunesse l'une de ses priorités de la rentrée. Mais sans donner d'assurance sur les moyens qui seront effectivement mobilisés. Patrick Coquidé

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