Les socialistes rejettent la taxe carbone version UMP

OppositionLa fiscalité écologique entraîne une perte d'énergie dans la stratégie unitaire engagée à gauche par Martine Aubry. La prise de position « clivante » de Ségolène Royal, qui a demandé vendredi à François Fillon de retirer son projet de taxe carbone, un impôt « absurde, injuste, historiquement décalé dans le temps », a été condamnée par Daniel Cohn-Bendit et Cécile Duflot. Les Verts ont taxé de « démagogie » les propos de l'ancienne candidate à la présidentielle de 2007.Martine Aubry s'est donc livrée à un exercice de « synthèse » en clôture de l'université d'été du PS à La Rochelle. « Nous voulons une fiscalité écologique, mais nous ne voulons pas de cette taxe carbone telle que l'envisage l'UMP. Une taxe inefficace sur le plan écologique et injuste socialement, accroissant la pression fiscale sur les familles », a dit la première secrétaire du PS, reprenant les mots de Ségolène Royal. Estimant que l'impôt vert risque d'être affecté « à la réduction du déficit budgétaire, voire à la compensation de la suppression de la taxe professionnelle », Martine Aubry a plaidé pour des « compensations sociales ». Elle, qui veut bâtir « une maison commune » de la gauche avec les écologistes, a demandé au gouvernement de s'engager dans un grand « plan de transports carbone zéro », avec un financement par l'État de tous les projets de transports publics.« mesures d'urgence »Face à « la crise économique et sociale », la maire de Lille a, par ailleurs, réclamé des « mesures d'urgence » pour la consommation, notamment un remboursement de 200 euros de TVA pour les 16 millions de ménages modestes et l'entrée de l'État dans les conseils d'administration des banques refinancées par la puissance publique. Elle a proposé une mise sous tutelle des entreprises bénéficiaires qui licencient et promis une campagne européenne contre les bonus financiers.Martine Aubry a encore appelé les socialistes à se mobiliser pour « défendre les collectivités locales et remporter la bataille des régionales » de mars 2010, des élections à hauts risques, la gauche gouvernant 20 régions sur 22 depuis 2004. Hélène Fontanaud

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