« Ubifrance va former des coopérants pour aider les TPE à l'étranger »
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Christophe Lecourtier, Directeur d'UbifranceLe dispositif du volontariat international à l'étranger (VIE) fonctionne-t-il ?En 2009, 6.500 VIE [volontaires] travaillent pour les PME à l'étranger. Nous risquons d'être un peu en dessous de nos prévisions car les entreprises ont nettement réduit la voilure en matière d'emploi, en France et à l'étranger.Avez-vous des solutions pour le relancer ?Nous en avons trois. La première consiste à abaisser le coût d'un VIE, proche de 20.000 euros net en moyenne par an. À la demande d'Anne-Marie Idrac, la secrétaire d'État chargée du Commerce extérieur, Ubifrance s'engagera d'ici trois semaines à abaisser le coût des cautions réclamées aux employeurs et à accélérer les processus de remboursement de ces cautions. Nous allons également former des VIE multicartes pour les très petites entreprises [TPE]. Enfin, nous comptons beaucoup sur la disposition intégrée dans la loi sur la formation professionnelle qui permet à une entreprise de financer un VIE grâce aux ressources dédiées à l'apprentissage.Un an après le début de la réforme d'Ubifrance, quel est votre premier bilan ?Décidée en 2007 par la révision générale des politiques publiques, le transfert à Ubifrance des activités d'accompagnement des PME à l'international et des agents dédiés à cette mission s'est traduit en 2009 par l'intégration des missions économiques de huit pays. Aujourd'hui, vingt pays rejoignent le réseau Ubifrance. Nous en intégrerons seize supplémentaires en septembre 2010. À cette date, Ubifrance disposera d'un réseau propre à l'étranger constitué de 64 missions économiques dans 44 pays. Au total, ce sont 1.300 agents, dont 700 basés à l'étranger qui seront à la disposition des PMEComment s'est déroulée cette première étape d'intégration des missions économiques ?Après quelques frictions inévitables lorsque deux mondes, deux cultures, sont amenés à travailler ensemble, les différends sont aplanis. Désormais, salariés de droit privé, intéressés aux résultats, les membres des missions économiques sont uniquement concentrés sur leur objectif, à savoir favoriser l'essor des PME à l'international, en particulier dans les pays émergents à croissance rapide et plus précisément dans les pays du pourtour méditerranéen.Cette montée en puissance se traduira-t-elle par une augmentation du budget de l'agence ?Il devrait passer d'environ 80 millions à 100 millions d'euros entre 2009 et 2010. Cette enveloppe a pour objectif principal de diviser par deux le coût d'un déplacement à l'étranger pour une entreprise afin de participer à un salon par exemple. Nous souhaitons faire passer à 20.000 en 2011 le nombre d'entreprises que nous accompagnons à l'étranger, contre 16.000 cette année. Propos recueillis par Fabien Piliu
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