Les entreprises préférées des jeunes diplômés

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L'énergie a le vent en poupeReva, GDF, Suez, EDF... Parmi tous les groupes que les jeunes ingénieurs songent à intégrer, les champions nationaux de l'énergie sont ceux dont la cote a le plus grimpé. Mais tous les ténors du secteur ne sont pas logés à la même enseigne. Total, bien placé dans le palmarès 2007, subit un décrochage chez les ingénieurs comme les commerciaux. " Le très beau parcours de Total, l'année dernière, montrait que la richesse d'une entreprise avait une importance clé. Le recul de cette année tend à relativiser cette idée ", analyse Eric Chauvet en charge de l'étude annuelle menée par TNS auprès des jeunes diplômés des grandes écoles.GAZ DE FRANCE-SUEZ : L'EFFET FUSIONCe sont les énergies du futur qui attirent le plus les futurs ingénieurs. Mais la fusion Gaz de France-Suez a également boosté l'image des deux groupes. " Nous avons pris conscience en interne de nos besoins de recrutement considérables, liés à notre taille et à notre croissance, et avons lancé l'année dernière notre première campagne de recrutement ", évoque Florence Cariou, responsable du recrutement de Suez. Avec 20.000 personnes embauchées par an dans le monde, dont 300 jeunes diplômés en France, 1.500 postes à pourvoir en permanence sur le site RH du groupe et une présence dans une centaine de pays, Suez affiche ses ambitions. " Nos métiers ont accompagné le XXe siècle, et permis à nos agglomérations de grandir et de se développer. Au XXIe siècle, ce sont encore plus des métiers d'avenir ", estime Florence Cariou. Une présence forte sur les forums des écoles, des parcours de formation de un an à dix-huit mois avec changement de poste tous les quatre mois, du tutorat et des VIE : la panoplie complète des outils de recrutement a été mise en place pour attirer les ingénieurs.Autre géant de l'énergie en pleine forme, Areva fait un tabac parmi les élèves ingénieurs lorsqu'on leur suggère une liste d'employeurs potentiels. Ils n'ont pas tort. Cette année, le leader mondial du nucléaire va embaucher 12.000 personnes, dont 4.000 en France (2.500 ingénieurs et 1.500 bac + 2 ou bac pro). Parmi eux, 600 jeunes diplômés. " Le facteur clé de notre succès, ce sont nos actions de campus management. Nous avons des partenariats privilégiés avec soixante écoles de commerce et d'ingénieurs et neuf universités. Car nous avons à coeur d'élargir le panel de nos recrutements et de diversifier notre sourcing en matière de ratio hommes/femmes ", précise Jérôme Eymery, responsable du recrutement d'Areva.Le groupe présidé par Anne Lauvergeon bénéficie d'un retournement d'image en faveur du nucléaire, au détriment des énergies fossiles comme le pétrole et le charbon. " Notre positionnement en termes de mix énergétique est très fort, y compris chez les jeunes. Si on veut accompagner les pays du Sud dans leur développement, il faut des politiques énergétiques différentes. En Chine, s'il n'y a pas de nucléaire, c'est le charbon qui sera utilisé. Les jeunes sont très conscients de cette réalité ", analyse le responsable recrutement.Areva cherche à se positionner comme un groupe high-tech, ce qui l'a amené à investir l'année dernière le monde virtuel créé par Second Life, avec un résultat mitigé. Cette première incursion a généré des contacts, mais peu de recrutements. Cette année, le groupe a choisi de récidiver sur le Web en optant cette fois pour le réseau social Facebook : " Cinquante salariés ont choisi de faire paraître des annonces sur leur espace personnel ", précise Jérôme Eymery. Mais l'arme fatale du groupe pour attirer les jeunes diplômés, c'est sa croissance rapide : " En 2010-2011, nous serons environ 80.000, dont 40.000 jeunes à recruter. Il y aura donc beaucoup de promotion à la clé." Avis aux amateurs.

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