VitamFero cherche de l'argent pour valoriser ses vaccins

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La jeune société est en effet à la recherche de 2 millions d'euros pour assurer son développement, avec notamment la mise en oeuvre d'un vaccin vétérinaire.L'entreprise est née à l'initiative de Daniel Bout, directeur d'un laboratoire de parasitologie à l'université de Tours, qui souhaitait développer un vaccin contre la toxoplasmose ovine. Mais, désireux de ne pas quitter l'université, il est allé chercher Pascal Breton, cadre dans l'industrie pharmaceutique, pour lancer le projet. " C'est un dossier très sérieux, explique Pascal Breton, qui peut avoir des débouchés considérables car nous travaillons sur la toxoplasmose ovine et bovine, mais aussi à terme pour l'homme. " Ou plutôt la femme en âge de procréer et dont le foetus peut être mis en danger par la toxoplasmose, transmise par le chat.VitamFero a notamment remporté un prix national de la création d'entreprise et a bénéficié de diverses aides. " Nous avons dû recevoir entre 600.000 et 700.000 euros d'aides, souligne Pascal Breton, qui a lâché la présidence de la PME pour la confier à un autre spécialiste de l'industrie pharmaceutique, Alain de la Bigne. Nous avons été choyés par Oséo et les collectivités locales. Mais il nous manque désormaisun fonds d'amorçage pour passerle cap. "" LA SEULE START-UP DES SCIENCES DE LA VIE DANS LA REGION"Le développement d'un vaccin, vétérinaire ou humain, nécessite en effet près de dix ans de R&D et des moyens considérables d'essais, de tests et de normalisations avant une mise sur le marché. " Mais nous sommes une des seules start-up en sciences de la vie dans la région ", affirme l'ancien président, avant de soupirer : " Peut-être faudra-t-il déménager vers une région plus accueillante... " Une telle décision serait cependant difficile à prendre car VitamFero s'est ancrée à Tours et notamment à la faculté de pharmacie, qui héberge la PME et ses cinq salariés. Certes, un accord de partenariat a bien été signé voici quelques mois avec un groupe vétérinaire - dont le nom n'est pas divulgué -, ce qui permettra d'assurerune partie du développement pourcommercialiser un premier vaccin en 2011 ou 2012. Mais la PME doit pour cela embaucher et porter ses effectifs à douze chercheurs à moyen terme. L'équipe croit donc à son succès : " Grâce à notre partenariat avec ce groupe vétérinaire, nous avons acquis de la crédibilité et du sérieux, il nous faut simplement un dernier coup de pouce ! "

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