Mikhaïl Fridman, cinquième fortune russe

 |   |  379  mots
L'homme clé d'Alfa Group vient de Lviv, berceau du nationalisme ukrainien. Monté à Moscou pour étudier à l'Institut de l'acier et des alliages, Mikhaïl Fridman profite des premières fissures de la perestroïka pour s'adonner à la " libre entreprise ", en montant une coopérative étudiante de laveurs de vitres. Puis il monte tour à tour trois sociétés : Alfa-Foto, Alfa Eco et Alfa Capital, lesquelles rapportent rapidement des bénéfices enviables en important en Russie des biens tels que des ordinateurs, des jeans et surtout des matières premières comme le sucre. La formule du succès, c'était d'amasser le plus rapidement possible de capitaux quand personne n'en avait, juste au moment des premières privatisations.Devenu un financier très influent avec Alfa Bank, il " aide " à la réélection de Boris Eltsine en 1996. Il lui sera rendu au centuple en privatisations " bon marché ". Tioumen Oil Company, l'un des principaux pétroliers russes, passe sous son contrôle en 1997. Peu après, Alfa l'emporte sur ses rivaux et prend le contrôle d'Onako, autre gros producteur d'or noir. Les deux pétroliers formeront plus tard l'ossature de TNK-BP, actif principal du groupe dans lequel BP injecte 7 milliards de dollars en 2004.Grâce à une astucieuse et prudente politique financière, il négocie plus habilement que les autres groupes la crise financière de 1998. Ce qui le projette dans le peloton de tête des oligarques russes. Le magazine Forbes estime aujourd'hui sa fortune à 9,7 milliards de dollars, soit la 5e du pays et la 50e mondiale.LES MILLARDAIRES DU PRESIDENTDans la famille Alfa, Piotr Aven, 51 ans, fait le lien avec le Kremlin et en particulier avec le président Vladimir Poutine, qu'il connaît personnellement depuis une décennie. Un atout crucial dans un système clientéliste.L'homme a fait ses classes comme directeur du Comité pour les échanges économiques extérieurs au sein du premier gouvernement de Boris Eltsine, celui qui a mis en place la " thérapie de choc ". Puis il rejoint en 1994 Mikhaïl Fridman au sein de la toute nouvelle Alfa Bank, qu'il dirige toujours depuis. Économiste libéral réputé et influent (il continue d'avoir l'oreille du président), ses avoirs vaudraient selon Forbes 6 milliards de dollars, soit la 22e fortune russe.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :