Le fondateur de Starbucks reprend les rênes du groupe

Il apparaît clairement que nos consommateurs subissent l'impact du ralentissement économique ", avait déclaré mi-décembre le directeur exécutif du groupe Jim Donald à l'occasion de la présentation des comptes du quatrième trimestre du groupe américain Starbucks. Pour la première fois depuis sa création il y a vingt-cinq ans, le spécialiste du café a enregistré une baisse de 1 % de sa fréquentation dans ses 10.684 cafés répartis sur le territoire américain (sur un total de 15.011 dans le monde). Une situation inacceptable aux yeux d'Howard Schultz, le fondateur de cette enseigne qui a perdu près de 50 % de sa valeur en Bourse en 2007. Lundi soir, ce dernier a décidé de reprendre les commandes de son groupe. Il remplace immédiatement Jim Donald.BON ACCUEIL DE WALL STREETCe remaniement de l'équipe de direction a été bien accueilli à la Bourse de New York. L'action Starbucks a inscrit l'une des plus fortes hausses de la séance en s'adjugeant plus de 9 %. Les premières mesures annoncées par Howard Schultz sont plutôt mesurées. Il n'exclut pas la fermeture des cafés déficitaires et il espère ouvrir 2.500 nouveaux cafés en 2008, soit 100 de moins que précédemment prévu. Près de 900 d'entre eux seront inaugurés à l'international, désormais le relais de croissance pour Starbucks.Mais la concurrence s'annonce rude. McDonald's, un moment gêné par Starbucks, ouvre lui aussi des corners cafés dans ses restaurants. De plus, le produit étant simple à copier, des chaînes nationales émergent dans différents pays, à l'image de Bert's en France.Le succès de Starbucks a créédes vocations. Les comptes 2007 font encore envie : le chiffred'affaires a progressé de 21 %à 9,4 milliards d'euros, grâce à 2.571 ouvertures dans le monde. À périmètre constant, la croissance ressort encore à 5 %. La marge opérationnelle reste confortable à 11,2 %, même si elle est légèrement inférieure à celle de 2006 (11,5 %). Enfin, le résultat net part du groupe a augmenté de 19,2 %, à 672,6 millions.Mais 2008 s'annonce dans le sillage du dernier trimestre 2007. La croissance devrait revenir entre 17 % et 18 % dans un contexte de consommation morose aux États-Unis. De plus, les marges pourraient pâtir de l'augmentation du coût de matières premières, en premier lieu le café et le lait.

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