TUI discute avec l'armateur de Singapour NOL

TUI préparerait un retour à la case départ. Le groupe allemand, qui a filialisé en septembre sa branche tourisme fusionnée avec First Travel, TUI Travel, réfléchit à concentrer ses forces sur le transport maritime aujourd'hui en plein boom. D'après nos informations, son président, Michael Frenzel, négocierait même une fusion avec l'armateur de Singapour, Neptune Orient Lines (NOL), qui travaille sous les marques APL et APL Logitics. Son président est un Allemand, ancien de Schenker.De source proche de certains actionnaires qui accentuent la pression, Michael Frenzel s'est rendu à plusieurs reprises ces dernières semaines à Singapour. Un porte-parole de TUI a, cependant, démenti toute négociation.Le mariage, pourtant, ferait sens. NOL, qui emploie 11.000 salariés, est très implanté en Asie et serait très complémentaire d'Hapag Lloyd, la filiale maritime de TUI. La capitalisation boursière du singapourien atteint 2,51 milliards d'euros contre 4,3 milliards pour TUI. Dans un premier temps, TUI devrait fusionner avec sa filiale Hapag Lloyd, ce qui permettrait au passage d'économiser les frais d'un holding à Hanovre, comme le réclament certains actionnaires depuis la filialisation de sa division tourisme.Dans un deuxième temps, la nouvelle entité pourrait procéder à une augmentation de capital pour reprendre NOL. La société d'investissement du gouvernement singapourien, Temasek Holdings, qui détient 66 % du capital de la compagnie maritime, deviendrait le principal actionnaire du nouvel ensemble. Ce dernier conservant sa participation dans TUI Travel. Un engagement intéressant pour le fonds de Singapour, propriétaire également de 55 % de Singapore Airlines.Le projet expliquerait l'opération annoncée hier par TUI. Le groupe prévoit de céder, sans les droits de vote, 9,1 % du capital de TUI Travel à Nero Finance. Avec moins de 50 % de son capital détenu par TUI, TUI Travel obtient son indépendance financière. Au moment de la fusion avec First Travel, TUI avait été obligé de mettre à sa disposition 2 milliards d'euros de liquidités. La filiale va pouvoir désormais les rembourser, permettant ainsi à sa maison mère de réduire son endettement.

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