Renault espère au moins 5 % de croissance

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Après l'annonce hier d'une progression de 4,3 % de ses ventes mondiales au premier semestre, à 1,32 million d'unités, Renault réajuste significativement ses anticipations. L'objectif de 10 % d'augmentation des ventes annoncé en janvier dernier pour 2008 est désormais remplacé par une croissance comprise entre 5 % et 10 %. Et Patrick Blain , directeur général adjoint et commercial de Renault, admet qu'il s'attend à ce que le chiffre final soit " plus près de 5 % ", compte tenu d' " un environnement économique devenu plus contraignant qu'anticipé en début d'année ". Renault ne revient pas pour le moment sur ses prévisions de résultats 2008 et donne rendez-vous lors de la présentation des comptes du premier semestre le 24 juillet.Pour atteindre son nouvel objectif de 5 % de croissance des ventes sur l'année, Renault doit enregistrer un second semestre meilleur que le premier, et ce malgré une dégradation de l'environnement, notamment en France. Ce n'est pas gagné. Le marché hexagonal, dont dépend un quart des ventes, " ne tient que grâce au système de bonus-malus. Mais si cela décroche, cela peut être extrêmement brutal ", constate Patrick Blain.LANCEMENT DE LA NOUVELLE MEGANE EN OCTOBREPour soutenir ses ventes durant les mois à venir, Renault s'appuie sur la montée en puissance des nouveaux modèles lancés depuis le début de l'année : Twingo II, Clio Estate, Grand Modus, nouveau Kangoo, Logan Pick-Up, Koleos, Laguna III, Sandero. La prochaine étape clé est le lancement de la nouvelle Megane en octobre, lors du prochain Salon de l'automobile. La nouvelle version de ce modèle, qui génère 20 % des ventes de la marque au losange, marquera " un changement de ton dans le design ", promet le professionnel. Enfin, Renault attend beaucoup de sa future voiture électrique développée avec Nissan qui sera lancée en 2011 au Portugal.Malgré ce contexte, Patrick Blain ne s'attend pas à une guerre des prix entre les constructeurs. Les majors françaises viennent de relever leurs prix, notamment pour suivre la hausse des matières premières. " Mais c'est encore insuffisant ", prévient Patrick Blain.

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