Casino sauvé par ses supermarchés

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Àchacun son savoir-faire. Alors que les hypermarchés français de Carrefour handicapent le numéro deux mondial de la distribution, Casino affiche de belles performances grâce à ses enseignes de supermarchés et de discount dans l'Hexagone. Le groupe présidé par Jean-Charles Naouri a enregistré 4,2 % de progression d'activité en France sur le deuxième trimestre de son exercice 2008. Sur les six premiers mois de 2008, son chiffre d'affaires progresse de 4,8 % dans l'Hexagone par rapport à la même période en 2007, tandis que le groupe Carrefour affiche une progression de 1,5 % dans l'Hexagone.Comment expliquer cet écart de performance entre les deux groupes ? Grand spécialiste de la supérette et du magasin de discount, sous ses enseignes Leader Price et Franprix, le groupe Casino estime avoir profité de "l'environnement de la consommation et de la hausse du prix de l'essence". En clair, parcourir une dizaine de kilomètres en voiture pour pousser son chariot dans les allées d'un hypermarché est, aux yeux de certains Français, désormais un luxe. Ils préfèrent faire leurs courses dans des magasins plus proches de leur domicile, voire fréquenter des enseignes de hard discount. La part de marché de ces dernières frise les 14 % en France, contre 13,5 % il y a un an, selon TNS Worldpanel. Lidl, Aldi et autres hard discounters ne cessent de gagner du terrain sur les hypermarchés.MEVENTES EN NON ALIMENTAIRECasino n'échappe pas à cette évolution à deux vitesses. Le chiffre d'affaires de ses enseignes Franprix et Leader Price, positionnées sur le créneau du discount, a bondi de 8,7 % au premier semestre 2008 par rapport à la même période en 2007. "L'enseigne de supermarchés Casino confirme son dynamisme avec une croissance des ventes à magasins comparables de 6,1 % (+ 3,5 % hors essence)", ajoute le groupe Casino dans son communiqué. Le tout alors que ses hypermarchés Géant affichaient des contre-performances au deuxième trimestre 2008 (- 0,9 %), bouclant toutefois le premier semestre 2008 sur une activité stable. Tout comme Carrefour, le groupe Casino pâtit de méventes dans les rayons non alimentaires (- 7,5 %) et de la dévalorisation du marché alimentaire, suite à la montée en puissance des premiers prix et des marques de distributeurs.

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