Banques européennes : S & P prévoit une détérioration en 1996
La Tribune
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Les banques européennes vont continuer à subir les effets d'une concurrence accrue, de la désintermédiation financière et de la déréglementation de ce secteur en 1996, a estimé Standard and Poor's, l'agence de notation financière américaine, lors d'une conférence de presse à Londres à l'occasion de la présentation du bilan 1995. L'an dernier, sur un total de 215 notes attribuées à des banques, vingt ont été révisées à la baisse et seize à la hausse, les autres ont été maintenues. La tendance à la dégradation est en fait plus marquée que ne le montrent ces chiffres en raison du mouvement de concentration dans ce secteur en Grande-Bretagne. Des banques financièrement fragiles ont en effet disparu des statistiques après leur rachat par des institutions en meilleure santé. Selon S & P, ce phénomène de concentration devrait se ralentir en 1996 du fait de la raréfaction des cibles potentielles. L'environnement économique sera encore plus difficile, tant pour les banques d'affaires que pour les banques de dépôt, prévoit S & P. En 1995, la France et l'Italie ont représenté plus de la moitié des révisions à la baisse. Les banques françaises ont subi de plein fouet la détérioration du secteur immobilier, tandis que les italiennes ont pâti d'un mauvais contexte économique.
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