Le Crédit Lyonnais choisit son nouveau siège
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Les dirigeants du Crédit Lyonnais devraient faire connaître au milieu de cette semaine quel lieu ils ont choisi pour installer leur nouveau siège. Des observateurs pariaient pour le quartier de La Défense ces dernières semaines. Mais, au-delà du choix lui-même, cette décision ouvrira pour la banque publique un nouveau chapitre dont personne ne peut aujourd'hui assurer quel en sera l'épilogue. L'incendie qui a ravagé la majeure partie de l'immeuble du boulevard des Italiens a porté au groupe un mauvais coup supplémentaire dont « il se serait bien passé », selon le mot de son président, Jean Peyrelevade. Après plus de 20 milliards de pertes entre 1992 et 1994, sous la gestion de Jean-Yves Haberer, et un fragile retour à l'équilibre l'an passé, certains prévoient que la banque sombre de nouveau dans le rouge en raison d'une activité insuffisante mais aussi, dit-on au Lyonnais, de l'étranglement du mécanisme financier inhérent au plan de sauvetage. Un comité central d'entreprise (CCE) marathon, réuni la semaine passée, a permis aux partenaires sociaux de revenir sur le projet de suppression de 5.000 emplois d'ici à 1998. Trois autres réunions sur ce sujet sensible sont prévues - la pre- mière aura lieu le 19 juillet - les négociations avec les syndicats sur les mesures d'accompagnement devant débuter ces jours-ci. Ce projet viendra relayer le deuxième plan social en cours de réalisation (2.427 suppressions d'emplois prévues), lui-même succédant à un plan initial (1.124 suppressions d'emplois). Pour ne pas ralentir le rythme de la baisse des effectifs, les syndicats ont accepté vendredi de proroger le deuxième plan social jusqu'au 31 octobre, les suppressions de postes intervenant à partir de juillet devant s'imputer sur le projet de plan en préparation. En contrepartie, la direction étend sur cette période son engagement à ne pas recourir aux licenciements.
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