Generali « n'a pas vocation à rester » dans Axa

Pas déçu mais pas totalement satisfait. Voilà en résumé le sentiment que porte Antoine Bernheim, président du groupe italien Generali et par ailleurs associé- gérant chez Lazard, sur ses relations avec Axa. « Nous n'avons pas vocation à rester indéfiniment dans le capital du groupe Axa. Plus il devient gros, moins nous y avons notre place », a-t-il déclaré à l'issue de l'assemblée générale de Generali. Toutefois, l'assureur italien n'entend pas vendre en dessous de 285 francs. Or le titre Axa cote pour le moment en dessous. En janvier dernier, la fusion-absorption de Midi-Participations par Axa SA a rendu liquide la participation de Generali (actionnaire à l'époque de 40 % de Midi-Participations) qui ne souhaitait plus continuer à jouer un rôle d'actionnaire passif en immobilisant 7 milliards. Depuis cette implication, Generali détient directement dans Axa 11 % dont la valeur dans ses livres est inscrite pour 1.700 milliards de lires (soit 5,7 milliards de francs au cours actuel de la lire). Mais si les relations sont très amicales avec Claude Bébéar, président du groupe Axa, Antoine Bernheim estime qu'il n'y a pas beaucoup d'espoir que les deux groupes réalisent un jour des opérations communes. Ainsi, interrogé sur les partenariats possibles, il avoue : « Je ne pense franchement à rien. » Reste que l'opération n'est pas totalement un échec puisqu'elle recèle une plus-value latente d'au moins 530 milliards de lires (plus de 1,7 milliard de francs). Pour son premier exercice en tant que président, Antoine Bernheim s'est félicité en italien devant ses actionnaires de la santé florissante de son groupe. Sur le marché italien, le groupe occupe la première place toutes branches confondues avec 13 % de part de marché. Par ailleurs, il se situe à la troisième place en Europe, derrière Allianz et l'UAP. Enfin, il arrive au troisième rang mondial des assureurs en matière de capitalisation boursière. L'an dernier, le groupe a réalisé un chiffre d'affaires mondial de 105,4 milliards de francs (+18,6 % par rapport à 1994) et un bénéfice consolidé de 2,2 milliards de francs (+ 8,5 %). Avec 23 % du chiffre d'affaires total, la France est le deuxième apporteur mondial de primes du groupe. Sur le marché italien, Gianfranco Gutty, directeur général, a indiqué que les perspectives 1996 restaient favorables concernant l'activité (+ 8 % en dommages et + 12,5 % en vie). Depuis le début de l'année, l'assureur a dû faire face à de gros sinistres automobile et incendie, notamment celui de La Fenice à Venise, mais ceux-ci devraient être compensés par la réalisation de plus-values. D'ores et déjà, la société mère a réalisé 160 milliards de lires (quelque 530 millions de francs) de plus-values sur titres contre 18 milliards un an aupa- ravant. Nathalie Brafman, à Trieste

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