Activité boursière record au premier semestre

Jean-François Théodore, le PDG de la Société des Bourses françaises (SBF), est un homme heureux. Les actions françaises ont en effet connu la plus forte activité de l'histoire du marché au cours du premier semestre 1997. Pour les six premiers mois de l'année, le volume de transactions a ainsi porté sur 1.119,13 milliards de francs, soit l'équivalent de 64,3 % de l'activité totale de 1996. Le volume quotidien moyen a bondi de 60,6 % par rapport à l'année dernière, pour s'établir à 9,09 milliards, contre 5,66 milliards. Signe d'une liquidité grandissante du marché, le volume des transactions de blocs est en progression de 100,9 % par rapport au premier semestre 1996 (14 milliards, contre 6,99 milliards). Ce dynamisme est lié à une augmentation des interventions des particuliers, mais surtout à un intérêt de plus en plus marqué des investisseurs non résidents qui se concentrent toutefois essentiellement sur les valeurs composant le CAC 40. L'indice vedette des valeurs françaises a gagné 23,4 % sur le semestre, alors que le SBF 120 et le SBF 150 ont, respectivement, progressé de 20,8 % et de 19,8 %. De son côté, l'indice du second marché n'enregistre qu'une avance de 10,85 % sur les six premiers mois de l'année après, il est vrai, une hausse de 30 % en 1996. Une petite déception : la timidité de la gestion collective. Horaires de cotation élargis. Concernant le fonctionnement du marché, la SBF a lancé une vaste enquête sur les horaires de cotation après avoir constaté qu'environ 40 % du volume quotidien sont traités entre 15 heures et la clôture de 17 heures, une plage horaire qui correspond au début de séance à Wall Street. Une extension des horaires de cotations, qui fera l'objet d'une concertation avec les différents intervenant à la fin de l'année ou début 1998, est donc probable. Mais, pour le patron de la SBF, le grand chantier de la place de Paris reste la mise en place de l'euro en janvier 1999. Au cours du récent colloque Paris Europlace, les professionnels des marchés parisiens (SBF, Matif et Monep) ont martelé le même message : la France possède les meilleurs atouts pour permettre de travailler sur l'euro dans tous les segments de marché, et Paris est prête à accueillir dans les meilleures conditions les investisseurs et les émetteurs voulant traiter dans la devise européenne. Une manière de marquer son territoire face à Francfort et à Londres pour ne pas se laisser marginaliser. « On ne doit pas simplement présenter une offre régionale dans une zone euro », confirme Jean-François Théodore. Pierrick Pédel

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