Après ses performances, Paris éprouve le besoin de souffler

A l'instar de la plupart des autres places européennes, la Bourse de Paris a subi hier des prises de bénéfice et un mouvement de consolidation qui ont fait refluer les cours. Après son nouveau record de la veille, le CAC 40, en baisse de 0,75 % dès l'ouverture, est repassé un moment dans le vert avant de terminer en recul de 0,73 % à 2.909,09 points dans un marché de 7,804 milliards sur le règlement mensuel, dont 5,91 milliards sur les valeurs de l'indice de référence. Sur le Matif, l'échéance septembre du contrat notionnel a cédé 28 centièmes à 130,44 et sur le marché obligataire, le rendement de l'OAT de référence à 10 ans s'est retendu à 5,44 % contre 5,39 % la veille. Le seuil des 2.930 cassé. Dans une certaine mesure, la tendance a reflété la forte baisse de Wall Street, mercredi, et la tendance hésitante du marché américain hier en ouverture. Selon la plupart des opérateurs, il a surtout éprouvé le besoin de souffler en cassant même le point de support important des 2.930 points. « Depuis le second tour des élections législatives, le CAC 40 a pris 15 %, et il n'est donc pas étonnant que les investisseurs, qui s'étaient alors positionnés, aient pris des bénéfices », commente Philippe Moni, vendeur actions chez Meeschaert Rousselle. Du côté des valeurs, SEB qui a pourtant annoncé une hausse de 17 % de son chiffre d'affaires semestriel a cédé 6,13 %, mais La Rochette a enregistré un gain de 7,8 % en bénéficiant de « l'effet dollar » qui favorise actuellement les groupes papetiers (lire en page II). De son côté, Cap Gemini a progressé de 1,7 % dans des échanges qui ont porté sur 2,3 % du capital du groupe. Eramet a gagné 5,2 % après l'affirmation par le gouvernement de préserver les droits des actionnaires du groupe minier. Craintes sur les déficits publics. Le marché continue globalement de bénéficier d'un afflux de liquidités et de la fermeté du dollar à plus de 5,90 francs, même si ce dernier a quelque peu reflué hier. Toutefois, de nombreux opérateurs ont jugé plus prudent de dégager des bénéfices au fur et à mesure de l'approche du 21 juillet, date de la publication de l'audit sur les finances publiques. En outre, bien que le ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie, Dominique Strauss-Khan, ait souligné hier que « les indicateurs de croissance pour l'économie française sont au beau fixe », des intervenants expriment des craintes à propos des déficits publics et des mesures qui pourraient être prises pour les combler. P. Su.

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