Un marché en croissance de plus de 20 %

En 2009, les entreprises françaises ont dépensé 400 millions d'euros dans des solutions logicielles et des services de dématérialisation de leurs factures, entrantes ou sortantes. C'est 21 % de plus qu'en 2008. Selon le cabinet Markess International, le marché devrait bénéficier d'un taux de croissance annuel moyen de 29 % d'ici à 2011, pour atteindre 670 millions d'euros cette année-là. À l'échelle mondiale, la croissance s'est établie à 21,1 % en 2009 par rapport à 2008. Le cabinet IDC évalue le marché mondial à 1,66 milliard de dollars. Pour Markess International, cette croissance est portée par un nombre toujours plus important d'entreprises et d'organisations dématérialisant leurs factures, mais aussi par l'augmentation des volumes dématérialisés. Le cabinet souligne notamment le rôle d'entraînement que les grands donneurs d'ordre, précurseurs dans cette pratique, ont pu jouer auprès de leurs fournisseurs, les incitant à entreprendre à leur tour une démarche de dématérialisation. Les projets gardent toutefois une dimension nationale. Un quart seulement des entreprises interrogées par Markess échangent des factures dématérialisées avec des acteurs situés dans des pays de l'Union européenne. Le cabinet estime que ce taux devrait progresser pour atteindre 38 % en 2011. obstacles techniquesDes freins persistent à l'adoption massive de la dématérialisation. Au niveau européen, Markess International identifie l'absence d'harmonisation des pratiques de dématérialisation fiscale dans les pays de l'Union. Il faut aussi compter avec un manque d'homogénéité technique, les différentes solutions logicielles ne sont pas toujours interopérables. Le marché n'évitera pas la consolidation. Markess affirme que près d'un offreur sur deux envisage une acquisition pour compléter son offre, se positionner sur des marchés ciblés et s'étendre géographiquement. Les acteurs sont souvent de taille modeste et implantés localement. Par exemple, l'éditeur finlandais Basware, considéré comme l'un des principaux acteurs du marché européen, a réalisé un chiffre d'affaires 2008 de 86 millions d'euros (100 millions prévus pour 2009). Le lyonnais Esker a, quant à lui, réalisé 27,5 millions d'euros en 2009, dont la moitié aux États-Unis. S. C.

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