Chute de l'intéressement chez Société Générale

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Les salariés du groupe Société Généralecute; Générale risquent de faire grise mine, du moins ceux qui ne sont pas concernés par les 550 millions d'euros de bonus accordés aux opérateurs de marché au titre de l'exercice 2009. Après un accord salarial 2010 a minima, signé par le seul SNB, ils vont en effet constater que leur rémunération financière (participation et intéressement) versée en 2010 au titre de 2009 sera en baisse de 28 % sur un an, en raison de la flambée du coup du risque, après un recul de 15 % l'an dernier. Chaque salarié ne recevra donc que 4 % de son salaire annuel de base, contre près de 6 % l'an dernier. Soit, sur la base d'un Smic payé sur 13 mois, un peu plus de 700 euros, à comparer avec un plancher de 3.782 euros chez BNP Paribas. Le pôle « Réseaux France » a pourtant réalisé, de l'aveu même du groupe, de « bonnes performances commerciales et financières », avec des revenus en hausse de 2 %, contre 2,5 % chez BNP Paribas. « détournement de salaire »Les syndicats rejettent l'idée, avancée par la direction, selon laquelle cette baisse serait en fait compensée par le complément d'intéressement de 1.000 euros décidé dans le cadre des négociations salariales. « La direction s'est servi de ce complément d'intéressement pour limiter l'augmentation générale des salaires, et maintenant elle va s'en resservir pour faire passer la baisse de la participation et de l'intéressement », proteste Alain Treviglio, délégué national CFDT. De son côté, la CFTC réclame une compensation à l'euro près. « Anticipant la baisse de la rémunération financière, nous avons écrit dès fin février à Frédéric Oudéa pour lui demander d'aménager la formule de calcul en vue de neutraliser l'impact de la flambée du coût du risque, explique Pascal Colin, DSN adjoint pour la CFTC. Face à son refus, nous demandons aujourd'hui que le plan d'attribution gratuite d'actions 2010 soit élargi à l'ensemble des salariés, de façon à compenser les 28 millions perdus sur la participation et l'intéressement ». Mais d'autres syndicats s'inquiètent d'un « risque de détournement de salaire ». «  ous serons vigilants à ce que les actions gratuites ne viennent pas se substituer à des augmentations de salaires collectives ou individuelles », avertit Maryse Gauzet, délégué nationale FO. Benjamin Jullie

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