Sanofi poursuit la réorganisation

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cite>Sanofi-Aventis poursuit méthodiquement la réorganisation de ses différentes activités. Le géant pharmaceutique s'est attaqué à sa branche chimie qui emploie 4.250 personnes dans huit usines en France. « L'objectif est de faire évoluer, d'ici à 2014, l'activité industrielle chimique en France, principalement vers les biotechnologies et la production de vaccins et d'anticiper les baisses de production liées à la chute des brevets de plusieurs médicaments majeurs issus de la chimie de synthèse », a expliqué mercredi le groupe. Il a par ailleurs annoncé la signature d'un partenariat avec l'américain Agamatrix dans le domaine du diabète. Cet accord doit conduire au développement et à la distribution de dispositifs de surveillance de la glycémie. La commercialisation des produits issus de cette alliance devrait commencer au second semestre de cette année. Cette décision s'inscrit dans le cadre de la diversification du laboratoire hors des médicaments vendus sur ordonnance. D'ici à fin 2013, Sanofi-Aventis prévoit d'arrêter progressivement le site de Romainville (Seine-Saint-Denis), qui emploie 220 personnes. Par ailleurs, le site de Neuville-sur-Saône (Rhône) « deviendra, en 2014, le troisième pôle européen du groupe entièrement dédié aux vaccins ». Selon les syndicats, Sanofi va en même temps fermer l'actuelle unité de chimie de ce site, qui emploie près de 800 personnes, tandis que les vaccins n'occuperont, à terme, que 300 salariés. Le groupe précise qu'il va investir 150 millions d'euros sur ses sites industriels, dont 90 millions pour mettre en place un procédé de biosynthèse pour la production de corticostéroïdes sur ses sites de Saint-Aubin-les-Elbeuf (Seine-Maritime) et de Vertolaye (Puy-de-Dôme). « Ces nouvelles activités s'accompagneront localement de création d'emplois », affirme Sanofi.RESTRUCTURATIONS REDOUTéES« Ce plan drastique de suppression de près de 1.000 postes est inadmissible pour un groupe qui a enregistré 8,5 milliards d'euros de bénéfices en 2009 », s'insurge Thierry Bodin, coordinateur CGT. « Après avoir réduit de moitié son portefeuille de recherche et développement, Sanofi prépare la réadaptation de son outil industriel », dénonce pour sa part Jean-François Chavance, délégué CFDT. « Après la chimie, on s'inquiète pour la distribution où une petite réorganisation est en cours et pour la production pharmaceutique », ajoute-t-il, rappelant que Sanofi avait cédé en 2009 son site de Colomiers qui fabrique des sirops.

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