Vranken repart à la conquête des États-Unis

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Vranken va-t-il cesser d'écouler des milliers de bouteilles de champagne bas de gamme à moins de 15 euros ? C'est tout du moins l'ambition affichée du PDG, Paul-François Vranken. Ses sous-marques Charbaut, Germain ou Barencourt représentent 12,4 % de ses 342 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2010, soit trois points de moins qu'en 2008. « Nous avons vendu pour une vingtaine de millions d'euros de raisin bon marché destiné à ces marques et allons continuer », explique le directeur général, Paul Bamberger.Accompagnant le retour de la demande étrangère pour les bulles, Vranken préfère se concentrer sur l'international. « Une bouteille de champagne coûte en moyenne 18 euros dans les grandes surfaces françaises, 10 euros de plus à l'étranger où ne sont exportées que les marques haut de gamme », souligne le PDG. Pour le moment, ses grandes marques, comme Pommery et Heidsieck Monopole, profitent moins vite de la reprise que les plus abordables, Vranken et Charles Lafitte. Les deux premières progressent de 5 et 6,4 % quand les deux secondes font un bond de 14,6 et 11,2 %. Mais les investissements réalisés en 2011 sur le haut de gamme devrait retourner la tendance rapidement selon le directeur général. Marché de demainPour la première fois cette année, les ventes réalisée à l'international sont supérieures à celles effectuées en France. Le groupe met notamment les pleins feux aux États-Unis. « Le marché américain sera le grand relais de croissance de demain alors que l'Asie préfère les vins tranquilles », déclare Paul-François Vranken. En 2010, il a investi deux millions d'euros pour se développer, au-delà des seuls restaurants, sur le réseau des cavistes et autres « liquor stores ». Avec 600.000 bouteilles, les États-Unis ne représentent que 3 % de ses volumes totaux. L'objectif est de dépasser le million de bouteilles d'ici deux ans. Une stratégie qui n'est pas sans rappeler celle des concurrents comme Boizel-Chanoine-Champagne (BBC). Après trois années d'absence, BCC relance, lui aussi, sa marque Lanson outre Atlantique. En 2010, les commandes américaines, toutes maisons confondues, ont enregistré un bond de 35 %, à 16,9 millions de bouteilles. Sophie Lécluse

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