Huchon : « triple zéro » pour le nouveau Grand Paris

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La réponse ne s'est pas fait attendre, et elle a été cinglante. Le président PS de la région Ile-de-France a qualifié de « non-sens démocratique » la nouvelle version du Grand Paris élaborée par le Sénat, et rendue publique mercredi. Lui attribuant même un «triple zéro». Il est vrai que le nouveau texte - écrit avec l'accord du gouvernement- prévoit le blocage d'Arc Express, le projet de rocade ferroviaire de la région (lire La Tribune du 29 mars). Comme le dit la sénatrice PS Nicole Bricq, c'est une véritable «déclaration de guerre» faite à Jean-Paul Huchon, réélu vendredi à la présidence de la région. Lequel affirme que les électeurs « ont voté contre » le Grand Paris. Ce projet prévoit la construction d'un réseau ferroviaire automatique formant une double boucle autour de Paris. « une concertation loyale »Commentant, au cours d'une conférence de presse, les 97 amendements adoptés par la commission spéciale du Sénat, le sénateur UMP Jean-Pierre Fourcade s'est efforcé de nier les points de litige avec la région : si «Arc Express» est bloqué, «c'est pour mieux l'intégrer au projet du Grand Paris», a assuré le sénateur. Jean-Pierre Fourcade préfère insister sur «la concertation loyale» qui sera mise en oeuvre avec les collectivités territoriales, puisque le texte voté leur sera soumis pour avis. De même appelle-t-il à «une négociation entre l'Etat et la région» sur la mise en oeuvre du Sdrif, le schéma d'aménagement de l'Ile-de-France, que l'Etat bloque depuis plusieurs mois.S'il en conserve ? voire en renforce ? la logique, le texte qui sera examiné à partir de mardi prochain en séance publique au Sénat a été bien remanié par rapport à la copie initiale du secrétaire d'Etat au Grand Paris Christian Blanc. Il précise notamment le financement du projet, évalué à près de 21 milliards d'euros. L'Etat devrait attribuer près de 4 milliards d'euros à la Société du Grand Paris via une dotation en capital. Le projet sera ensuite financé par une série d'emprunts à quarante ans, mais aussi par une taxe sur la valorisation du foncier autour des futures gares (elle rapporterait «quelques milliards» selon Jean-Pierre Fourcade), le produit des baux commerciaux dans ces mêmes zones, et une taxe sur l'utilisation du matériel roulant (IFER) que devra acquitter ... le Stif. Ce qui là aussi suscite la colère de la région, principal financeur du syndicat. Selon Jean-Pierre Fourcade, les travaux pourraient commencer début 2012. Stéphanie Tisserond

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