Appel d'offres « loyal »

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« Je lui ai dit, je te fais confiance si tu me dis que l'appel d'offres sera juste, transparent et loyal, alors EADS concourra », a déclaré Nicolas Sarkozy à son homologue américain au sujet du contrat des avions ravitailleurs de l'US Air Force. « Ce que j'ai dit au président Sarkozy, c'est que le processus serait libre, loyal et que la confiance est justifiée », lui a garanti Barack Obama. Interrogé sur les chances qu'aurait le groupe d'aéronautique et de défense européen de remporter cet appel d'offres portant sur 179 appareils - d'un montant initial de 35 milliards de dollars - l'hôte de la Maison-Blanche a assuré que son administration ferait un arbitrage légitime mais a averti que « c'est le secrétaire à la Défense qui prend les décisions en matière d'approvisionnement. Le président ne se mêle pas de ces questions, il s'agit d'une vieille tradition ». Propos diplomatiques Depuis que Northrop Grumman, l'ancien partenaire américain d'EADS, s'est retiré de la compétition car, selon lui, le cahier des charges finalement retenu par le Pentagone avantageait indûment son concurrent Boeing, les dirigeants européens ne décolèrent pas. Avant de décider de prolonger le délai de l'appel d'offres au-delà du 10 mai, le chef d'état-major de l'US Air Force a déclaré que le Pentagone devait s'assurer qu'EADS ait l'intention de préparer une nouvelle offre. « Même si EADS n'a pris aucune décision (...) nous nous félicitons de la volonté affichée du département de la Défense de favoriser la concurrence », a commenté Guy Hicks, le porte-parole d'EADS North America. Mais tant que l'US Air Force ne pourra choisir le meilleur appareil sur le plan opérationnel à la condition que son prix ne soit pas supérieur de plus de 1 % à celui de son rival, EADS n'aura aucune chance avec l'A330. E. C.

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