Marion Bartoli à l'assaut de Venus

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à l'aube du printemps, le soleil revient. Les bourgeons éclosent et les arbres refleurissent. C'est généralement à cette période que Marion Bartoli sort de l'ombre. Une vieille habitude qui se perpétue en 2010. Après une tournée australienne en demi-teinte, la numéro un française est en train de reprendre des couleurs dans la fournaise de Miami. Puissante, précise, inspirée, elle retrouve ses sensations sur la côte floridienne. « Marion est à nouveau au top, juge Patrice Dominguez, notre consultant. Sa victoire face à Svetlana Kuznetsova, (n° 4 mondiale, Ndlr.) en huitième de finale, lui a donné des ailes. » Certes, la Russe n'était pas dans un bon jour. Mais Bartoli en a profité pour faire le plein de confiance. Et au tour suivant, elle a brillamment dominé la Belge Yanina Wickmayer, n° 14 mondiale. Pour franchir le stade des demi-finales, elle va désormais devoir renverser une montagne en la personne de Venus Williams. L'Américaine, n° 5 mondiale, détentrice de sept titres du Grand Chelem, marche sur l'eau depuis quelques semaines. L'aînée des « Sisters » reste sur treize victoires consécutives, dont deux titres à Dubaï et Acapulco. « C'est la joueuse la plus en forme depuis deux mois, estime Dominguez. Elle est très expérimentée. Mais Marion aime ce genre de matchs où elle a tout à gagner. Elle peut la faire douter et la contraindre à prendre des risques. La rencontre s'annonce très ouverte. » doubles fautes inhabituellesà son meilleur niveau, la native du Puy-en-Velay peut battre n'importe qui. Et elle le sait. « Je n'ai pas de complexe d'infériorité à faire, assure-t-elle. La clé du match, ça va être de savoir contrer sa puissance et de mettre assez d'intensité pour jouer long et la garder au fond du court. Vénus aime abréger les points donc je vais devoir garder la balle en jeu. Mais ça va être compliqué car c'est une très grosse bagarreuse. » Malgré son énorme bandage à la cuisse, la Californienne est déterminée à triompher pour la cinquième fois de sa carrière à Miami. Devant son public. Afin de se concentrer au maximum sur cet objectif, elle a renoncé à se rendre à un concert de la chanteuse Alicia Keys ce week-end en compagnie de sa soeur et de Kim Clijsters. A 29 ans, elle commence à laisser apparaître quelques lacunes sur le court. Moins véloce au service, elle commet des doubles fautes inhabituelles. Et manque un peu de concentration. « Elle a parfois des pertes d'intérêt pour le jeu, reconnait Dominguez. Mais lorsqu'il y a des grands rendez-vous, comme c'est le cas à Miami, c'est une immense championne. Elle reste largement au-dessus des autres. » Un constat partagé par Bartoli. « Certains la disent finie ? J'aimerais bien être une joueuse finie comme elle », ironise la n° 15 mondiale. Jusqu'ici elles ne se sont affrontées que deux fois. Toujours en Angleterre, et toujours en finale. Vénus l'avait emporté à Wimbledon en 2007. Avant que Marion ne se venge l'an passé à Stanford. La belle promet d'être pimentée. n « Je n'ai pas de complexe d'infériorité à faire », assure la Française avant d'affronter l'aînée des Williams.afpCertains disent Venus Williams finie. J'aimerais bien être une joueuse finie comme elle. »

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