SFR n'est pas à vendre ... mais bientôt à acheter

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SFR n’est pas à vendre ... mais bientôt à acheter ! Si Vivendi a martelé ces dernières semaines que le deuxième opérateur télécoms français n’était pas à vendre, Jean-René Fourtou, le président du conseil de surveillance du conglomérat, vient d’annoncer officiellement ce mardi lors de l’assemblée générale que le groupe envisage une introduction en Bourse de son actif contribuant le plus à ses bénéfices. Dressant la liste des objectifs prioritaires du groupe, il a cité la mise en place de « la stratégie la plus pertinente pour SFR », qui pourrait passer par « une mise en Bourse ultérieure. La décision n’est cependant pas prise » et une telle opération « n’interviendra pas à court terme », mais après avoir redressé les résultats de l’opérateur, a précisé Jean-René Fourtou. Vivendi estimait il y a quelques mois SFR autour de 20 milliards d\'euros, quand les analystes le valorisent plutôt entre 10 et 12 milliards.« Une ou deux cessions d’actifs » La première priorité citée par le président du conseil de surveillance de Vivendi reste de « réaliser une ou deux cessions » d’actifs (mais aucun détail n\'a été fourni sur le processus de vente en cours de Maroc Telecom) afin de « restaurer la marge de manœuvre financière du groupe », la deuxième est d’utiliser le produit de ces ventes en premier lieu « au profit de nos actionnaires. » Enfin après  SFR, le quatrième objectif sera de « préciser la stratégie du groupe dans les contenus et les médias », même s’il n’a donné aucune orientation pour l’instant, et le cinquième de « mettre en place la gouvernance et le management du futur. » Sans précision non plus.Appels à la démission de Fourtou A ce sujet, au petit actionnaire, Louis Bulidon, lui déclarant « vous devez partir M. Fourtou ! », et aux appels à la « démission » fusant dans les rangs, Jean-René Fourtou a répondu « vous seriez bien avancés si je partais tout de suite ! » Interrogé sur le rôle de Vincent Bolloré, dont l’absence a scandalisé certains petits actionnaires, le président du conseil de surveillance a affirmé que « M. Bolloré n’a pas fait part de sa volonté de me remplacer immédiatement. Le conseil jugera le moment venu, mais ce n’est pas d’actualité pour l’instant » a-t-il assuré. 

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