La Croatie veut passer à l'euro "dès que possible" malgré la crise de la zone euro

 |   |  495  mots
Les difficultés de la zone euro n\'effraient pas les Croates. La Croatie a bien l\'intention d\'abandonner la Kuna, sa monnaie, pour passer à l\'eur. Alors qu\'elle va entrer dans l\'Union européenne le 1er juillet prochain pour devenir le 28e membre, la Croatie espère, en effet, déjà rejoindre la zone euro \"dès que possible\", soit dans \"quatre ou cinq ans\", a déclaré samedi le directeur de la Banque centrale croate, Boris Vujcic dans un entretien au quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung. \"Pour le moment nous ne respectons pas certains critères d\'entrée, l\'inflation et le déficit budgétaire sont trop élevés. Mais nous devons nous assurer de respecter les conditions, notamment que le niveau d\'endettement passe durablement sous les 60% du PIB, ou au moins qu\'il reste à ce niveau\", a-t-il ajouté.\"Un luxe d\'être aujourd\'hui en dehors de la zone euro\"De fait avec ce calendrier à 4-5 ans, la question de la crise de la zone euro ne se pose selon lui. \"D\'ici là, il faudra que la zone euro ait réglé ses difficultés, sinon nous aurons de gros problèmes. De ce point de vue, c\'est presque un luxe d\'être du dehors et de pouvoir observer\" comment les choses vont évoluer, a-t-il indiqué. Il cite entre autres la nécessité d\'une union bancaire et d\'une convergence fiscale, ainsi que des réformes dans les pays ayant perdu en compétitivité et à l\'endettement pas encore maîtrisé.La Serbie dans l\'UE dans cinq ans?La Croatie est donc le deuxième pays issu de l\'ex-Yougoslavie, après la Slovénie en 2004, à rejoindre l\'Union européenne. Pour préparer une entrée à terme de la Serbie, va débuter d\'ici à janvier au plus tard, un long et complexe processus visant à harmoniser les lois et règlements avec ceux du bloc européen. \"Vous pouvez être sûrs que la Serbie fera tout pour accélérer les réformes\", a déclaré le Premier ministre Ivica Dacic, en souhaitant que les négociations ne durent que \"quatre, cinq ans\", et \"non dix ans\", en référence aux 8ans nécessaires pour faire entrer la Croatie. Les 27 ont proposé au Kosovo d\'entamer les négociations en vue d\'un \"accord de stabilisation et d\'association\", première étape en vue d\'une éventuelle candidature à l\'UE. La question du Kosovo est sensible parce que cinq pays de l\'UE, dont l\'Espagne, ne reconnaissent pas son indépendance proclamée en 2008. La Serbie et le Kosovo ont signé, le 19 avril, un accord, présenté comme \"historique\", de normalisation de leurs relations. Mais son application s\'avère délicate et l\'UE est décidée à maintenir la pression: les Premiers ministres serbe et kosovare seront de nouveau réunis à Bruxelles le 8 juillet.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :