Oddo & Cie achète les activités de la Banque d'Orsay

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La consolidation de la gestion d'actifs se poursuit en France. Dernière opération en date, le rachat de la Banque d'Orsay, filiale de la banque allemande WestLB, par Oddo & Cie. Sous réserve de l'autorisation délivrée par les autorités de tutelle, cette acquisition pourrait être bouclée d'ici la fin de l'année.« Nous regardons le dossier depuis le mois de juillet », indique Philippe Oddo, associé gérant de Oddo & Cie. Mais la cession de la Banque d'Orsay est dans les tuyaux depuis le début de la crise financière. Par ailleurs, WestLB doit céder des actifs dans le cadre du plan de restructuration du secteur bancaire allemand. WestLB reste présente sur la gestion d'actifs via une joint venture à 50/50 avec BNY Mellon.Oddo & Cie a séduit la banque allemande car son projet est « industriel, s'inscrit dans la continuité avec le maintien de l'emploi et la poursuite de la relation clients », indique Philippe Oddo, associé gérant. Oddo reprend toutes les activités de la banque mais déclare que « les activités de compte propre obligataire et action seront respectivement réduite de manière significative et mise sous forme de hedge funds pour les clients ». Début 2011, les deux entités fusionneront. De même que Oddo Asset Management et Orsay Asset Management. Et le nom Banque d'Orsay devrait disparaître au profit de Oddo. Des groupes de travail seront mis en place afin de redéfinir « les objectifs de développement qui seront revus à la hausse », déclare Philippe Oddo. Comme celui de doubler la collecte par rapport à 2009.2,5 milliards d'encoursAvec cette acquisition, Oddo récupère 2,5 milliards d'euros d'encours dont 2 milliards sur le métier de gestion d'actifs et 500 millions en banque privée. Pour mémoire, la Banque d'Orsay gérait 16 milliards d'euros fin 2006. Oddo AM gère 21,5 milliards d'euros et voit sa part de marché sur ce métier dépasser les 3 %. En termes d'expertises, Oddo AM se renforce sur la gestion alternative, global macro et obligataire crédit, et complète son offre sur les obligations convertibles et les actions européennes « big cap ».Banque d'Orsay affiche 120 millions d'euros de fonds propres ce qui n'est pas le prix payé par Oddo, estimé à 80 millions. Sans le dévoiler, Philippe Oddo reconnaît que « les banques se négocient avec un discount par rapport à leur actif net ». C'est la deuxième opération de croissance externe cette année pour Oddo & Cie après l'acquisition, en mars, de 65 % du capital de Patrimoine Consultant, un cabinet en gestion de patrimoine. Et la banque ne s'interdit pas de regarder d'autres dossiers.

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