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Dans les négociations sur le budget de l'Union européenne (UE), le commissaire européen au Budget, Janusz Lewandowski, a trouvé le talon d'Achille de la France. En visite hier à Paris, ce commissaire a directement relié sa demande de hausse du budget communautaire (+?6?% sur l'exercice 2011 contre + 2,9?% proposés par Paris) à la nécessité de continuer à financer le réacteur expérimental thermonucléaire Iter qui doit être construit à Cadarache (Bouches-du-Rhône).L'UE prend en effet en charge 45?% du coût de construction d'Iter, 9?% étant financés par les six partenaires du projet (Chine, Corée du Sud, États-Unis, Inde, Japon, Russie). Or, après la récente révision du projet, il est apparu que la contribution européenne doit s'élever à 6,6?milliards d'euros. «?Le Conseil de l'UE a confirmé l'engagement de l'Union à financer la part européenne et notamment le besoin additionnel de crédits d'engagement pour la période 2012-2013, estimé à un maximum de 1,4?milliard d'euros?», a indiqué la semaine dernière Matignon.Pour le commissaire européen, cette dépense supplémentaire justifie que l'UE réfléchisse «?à un financement plus autonome du budget européen?», c'est-à-dire notamment à sa récente proposition de lever un impôt au niveau européen pour remplir les caisses de l'UE. Une idée qui avait causé une levée de boucliers tant dans l'Hexagone qu'en Allemagne. «?Iter est un projet d'avenir selon moi?», affirme Janusz Lewandowski, tout en soulignant sa difficulté à trouver les 1,4?milliard d'euros. Un argument de poids dans ses conversations hier avec la ministre des Finances, Christine Lagarde, et le ministre du Budget, François Baroin.Frank Paul Webe

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