Plus d'autonomie pour les collèges et les lycées

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Luc Chatel a mis d'entrée l'accent mardi sur sa volonté de concéder plus d'autonomie aux établissements tout en prenant soin de préciser, recommandations de la Cour des comptes à l'appui, qu'il s'agit de « favoriser l'initiative locale sans pour autant remettre en question le caractère national des diplômes et des programmes ». Selon Josette Théophile, la DRH de l'Education nationale, la question est de savoir « où est-on le mieux placé pour traiter les difficultés ? » Au niveau de « ceux qui connaissent le mieux la singularité de chaque territoire éducatif », répond le ministre, à savoir les recteurs, les inspecteurs d'académie, les chefs d'établissement et les professeurs.déconcentration Dans un objectif de déconcentration de la politique éducative, plus de marges de manoeuvre sont donc conférées aux « patrons » de collèges et de lycées, notamment dans le cadre de la réforme du lycée, puisque 25 % des horaires seront désormais librement organisés par les établissements et que de nouvelles dispositions en matière de gouvernance (désignation des membres du conseil pédagogique, prise en compte partielle des décisions du conseil d'administration) élargissent leurs pouvoirs. Mais les chefs d'établissement eux-même manient le concept d'autonomie avec prudence. « L'autonomie des établissements est avant tout la capacité donnée à un acteur local pour appliquer des schémas nationaux et organiser son offre de formation, prévient Michel Richard, secrétaire général adjoint du SNPDEN (principal syndicat des chefs d'établissement). Notre rôle évolue vers celui d'un co-pilote sous contrôle du conseil d'administration. » Ces orientations inquiètent certains syndicats d'enseignants, qui craignent pour leur liberté pédagogique. D'autant que Luc Chatel a admis vouloir « aller plus loin ». Déjà, les chefs de certains établissements (internats d'excellence, les 105 établissements en difficulté du nouveau programme « Clair ») vont pouvoir recruter eux-même leurs personnels (sur profils). Une révolution dans le monde de l'éducation, sur laquelle les chefs d'établissement sont réservés. Il est également prévu de faire évoluer les directions d'écoles primaires. Le député UMP Frédéric Reiss (Bas-Rhin) doit rendre fin septembre son rapport sur le sujet. C. J.

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