Regain de défiance sur la dette irlandaise

 |   |  415  mots
Les doutes sur la consistance de la reprise mondiale restent persistants sur les marchés obligataires. Malgré des statistiques globalement conformes aux attentes hormis l'agréable surprise de la confiance des consommateurs américains, ressortie en hausse de 2,8 points à 53,5 en août, les intervenants ont campé sur leurs positions ce mardi. Il faut dire que la semaine s'annonce riche en statistiques et tempère le goût du risque des opérateurs, alors que se profile ce vendredi le très attendu rapport sur l'emploi américain pour le mois d'août.Après avoir inscrit de nouveaux records en matinée de respectivement 2,087 % et 2,425 %, dans le sillage du plongeon des Bourses asiatiques, les taux à 10 ans allemand et français restaient en effet orientés à la baisse en fin de journée - à 2,12 % et 2,46 % - très proches de leurs plus bas historiques. Les « Gilts » britanniques cédaient de leur côté 7 points de base, à 2,83 % et flirtaient avec leurs plus bas historiques de 2,79 % touchés le 25 août.Derrière les locomotives de la zone euro, les pays périphériques voyaient également baisser leurs taux, qui évoluent en sens inverse des prix, à l'exception de l'Irlande. Alors que les taux à 10 ans du Portugal, de la Grèce et de l'Espagne se repliaient à 5,45 %, 11,37 % et 4,04 %, le rendement à 10 ans irlandais progressait de 2 points de base, à 5,68 %. Engluée dans le soutien de son système bancaire (voir ci-dessous), le pays a vu ces dernières semaines son « spread » avec l'Allemagne, la prime de risque exigée par les investisseurs pour détenir de la dette irlandaise, bondir ce mardi à un nouveau record historique de 356 points de base (3,56 %), contre 140 points en début d'année. Ces mouvements soulignent la sélectivité des investisseurs qui, après avoir vendu en masse les titres de dette périphériques en mai et en juin dans le sillage de la crise grecque, sont désormais plus attentifs aux problématiques spécifiques de chaque pays. Et surtout plus inquiets du ralentissement américain. révision moins sévèreOutre-Atlantique, les obligations d'État américaines poursuivaient le rebond entamé lundi après la nette correction de vendredi, consécutive à l'allocation volontariste du président de la Fed Ben Bernanke à Jackson Hole et la révision moins sévère que prévu du PIB américain pour le deuxième trimestre. Le taux à 10 ans américain cédait 3 points de base, à 2,49 %, non loin du plus bas de 19 mois de 2,415 % atteint le 25 août.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :