Le patron de BP dévoile ses priorités
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C'est aujourd'hui vendredi que Bob Dudley s'installe formellement à la tête de BP. Mais le successeur de Tony Hayward, éreinté par sa gestion maladroite de la marée noire aux États-Unis, n'a pas attendu sa nomination officielle pour engager le « changement de culture » promis. Sécurité, sécurité, sécurité... La première intervention du nouvel homme fort du groupe pétrolier a, bien sûr, été l'occasion d'un plaidoyer appuyé sur la nouvelle priorité absolue au sein du nouveau BP - un engagement rappelant les promesses de Tony Hayward lors de sa prise de fonction, qui avait promis de s'y consacrer « comme un laser ». Joignant les actes à la parole, Bob Dudley a annoncé la création d'une nouvelle division sécurité et risques opérationnels bénéficiant de « pouvoirs étendus » qui lui permettront d'intervenir en permanence sur tous les sites du groupe pétrolier. Mais le premier Américain à diriger la major britannique a également amorcé une petite révolution en réorganisant la division clé du groupe pétrolier, son exploration production. Andy Inglis, son responsable, en fera les frais, puisque son départ a été annoncé. Cette division sera désormais scindée en trois branches, l'exploration, le développement des projets et la production, chacune étant dirigée par une personne dédiée. Cette organisation, adoptée par ExxonMobil mais différente de celle d'une majorité de grands groupes, dont l'exploration production est gérée par un même dirigeant, vise à « encourager le développement à long terme d'expertise spécifique et à renforcer les responsabilités pour la gestion des risques ». Elle renforcera par la même occasion le contrôle de Bob Dudley sur l'amont du groupe, une baronnie qui avait conquis une large autonomie au sein de BP. Redresser le cours de l'actionCes annonces traduisent une volonté forte de reprise en main du groupe mais ne constituent que « les premières et plus urgentes des étapes », a souligné Bob Dudley. Le dirigeant doit encore déminer de multiples sujets, de la gestion des suites de la marée noire à la restauration de l'image du groupe aux États-Unis, sa deuxième zone de production. La faiblesse du cours de Bourse de BP témoigne de l'ampleur de ces défis. Le titre a regagné du terrain par rapport au plancher atteint au plus fort de la crise, mais reste inférieur d'un tiers au niveau qu'il avait avant l'explosion de la plate-forme « Deepwater Horizon ». O. H.
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