Retraites : la rue en arbitre samedi entre syndicats et exécutif

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Nouvelle veillée d'armes, ce vendredi, dans les syndicats et à l'Élysée. Pour la quatrième fois depuis la présentation de la réforme des retraites à la mi-juin, les opposants au projet gouvernemental sont invités à manifester ce samedi dans toute la France. Une mobilisation cruciale alors que le Sénat commence mardi l'examen en séance publique du projet de loi. Dans l'immédiat, chacun campe sur ses positions. En lançant un appel à manifester pendant un week-end, l'intersyndicale espère convaincre un public différent des mobilisations précédentes de descendre dans la rue. Une modalité déjà expérimentée avec succès en 2006 lors du conflit sur le contrat première embauche (CPE). Mais le pari n'est pas gagné. « Nous tentons d'élargir la mobilisation à des gens qui ne sont pas forcément en contact direct avec des syndicats. Il est plus difficile d'anticiper qu'en semaine », souligne Jean Grosset, secrétaire général adjoint de l'Unsa. L'exécutif a, de son côté, joué la carte du quasi sur-place tout au long de la semaine. À l'occasion d'un déplacement, jeudi, dans l'Yonne, le chef de l'État a réaffirmé sa détermination sur les bornes d'âge. « Depuis 1950, on a gagné quinze ans d'espérance de vie. Qui peut croire qu'on pourrait payer les retraites si on ne travaille pas davantage ? », s'est interrogé Nicolas Sarkozy. Avant d'ajouter : « Quand la réforme sera passée, les Français se diront : « On n'a pas de souci à se faire pour les retraites ». marges de manoeuvreMalgré l'assurance affichée, l'exécutif s'est ménagé des marges de manoeuvre en lien avec la majorité sénatoriale. La commission des affaires sociales a, mercredi, apporté des modifications à la marge au projet de loi. Mais les amendements centraux - notamment ceux destinés à atténuer les effets du recul de l'âge de la retraite à taux plein (sans décote) de 65 à 67 ans - ne seront dévoilés qu'en début de semaine prochaine, une fois l'ampleur des cortèges connue. Si la mobilisation est forte, l'exécutif sera tenté de faire de nouvelles concessions avant la prochaine journée d'actions, déjà fixée au 12 octobre.

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