Les régulateurs américains veulent des moyens

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« L'application de cette loi [Dodd-Frank, Ndlr] positive et historique, est menacée si la Commodity Futures Trading Commission n'obtient pas des moyens renforcés». À la veille de l'audition par la Commission bancaire du Sénat des avancées réalisées depuis la promulgation de la loi de réforme de Wall Street, l'appel de la CFTC n'est probablement pas passé inaperçu. D'autant moins que son président, Gary Gensler a souligné de vive voix le problème lors de l'audition : « Nous avons les ressources pour rédiger les règles exigées par la loi Dodd-Frank, mais nous aurons besoin de davantage de personnel pour les appliquer et veiller à leur respect dans les années à venir ». La loi Dodd-Frank n'aborde pas, en effet, la question des moyens de la Securitie & Exchange Commission (SEC) ou ceux de la CFTC. Celle-ci relève l'objet d'un vote du Congrès, dans le cadre des dépenses du gouvernement et de ses agences. Ce cap pourrait être franchi, toutefois, une fois les élections de mi-mandat du 2 novembre passées. Washington avait évalué à 261 millions de dollars les besoins de la CFTC pour l'an prochain.« Pour nous permettre de prendre en charge nos nouvelles responsabilités [sur les dérivés de gré à gré, les conseillers en investissement financier et les agences de notation notamment, Ndlr ], nous aurons besoin de moyens supplémentaires, et en particulier en personnel », a également martelé Mary Schapiro. La présidente de la SEC a estimé qu'il lui faudra embaucher 800 personnes. Un feu vert du Congrès lui permettrait de mettre en route le processus de recrutement.

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