L'euro continue à savonner

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Après l'assaut de la barre de 1,37 dollar la semaine dernière, l'euro s'est attaqué à celle de 1,38. Au plus haut mardi, la monnaie unique des Dix-sept s'est hissée juste au-dessus de ce cap, atteignant son plus haut élevé depuis le 10 novembre, ce qui porte à plus de 7 % son appréciation face au billet vert depuis le point bas du 10 janvier.Le redressement conjoncturel dans la zone euro a été confirmé mardi par les statistiques de l'activité industrielle en janvier. L'indice PMI des directeurs d'achats du secteur manufacturier a poursuivi sa reprise, pour monter à 57,3, contre 57,1 en décembre, se détachant mois après mois du seuil de 50, qui constitue la ligne de démarcation entre croissance et contraction de l'activité. Et ce dans un contexte ou le regain d'inflation accrédite les craintes d'effets de second tour sur les salaires émanant de la Banque centrale européenne. Les marchés de taux ne s'y trompent pas, qui redoutent un durcissement du ton du président de la BCE jeudi lors de sa conférence de presse traditionnelle qui suit le conseil décisionnel de l'institution, avec à la clé un durcissement des conditions de crédit, peut-être plus rapproché qu'on ne le croit généralement. Et ce malgré les déboires des pays dits périphériques. Le taux de l'Euribor trois mois, référence du marché interbancaire de la zone euro, a encore accentué sa hausse, se hissant à plus de 1,08, son plus haut niveau depuis dix-huit mois.Vieux démons en embuscadeCertes, l'activité manufacturière s'est également redressée aux États-Unis où l'indice ISM a bondi à son plus haut niveau depuis mai 2004, à 60,8 en janvier, mais les vieux démons de l'oncle Sam sont toujours en embuscade. Le secteur immobilier a confirmé son extrême fragilité, avec la baisse de 2,5 % des dépenses de construction, tombées à leur plus faible niveau depuis dix ans. Si, le rapport sur l'emploi de janvier qui sera diffusé vendredi, confirme l'atonie persistante du marché du travail outre-Atlantique, avec des créations de nouveaux postes de travail (le consensus des économistes attend 140.000) insuffisantes pour résorber le chômage, la Fed continuera à faire profil bas. Et l'euro à tenir la dragée haute au dollar.

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