Les émissions de dette aux Etats-Unis ont été dopées par les banques européennes en janvier

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Dopées par le retour du goût du risque, les émissions d'obligations d'entreprises sur les marchés américains ont atteint un total de 158,1 milliards de dollars en janvier, un record pour le premier mois de l'année. Le 4 janvier, la filiale financière de General Electric avait donné le ton en plaçant 6 milliards de dollars, le montant le plus élevé depuis les 9,5 milliards de dette émis par Kraft Foods en février 2010. Au total, les émissions ont grimpé de 36 % sur un an en janvier, et de 11 % par rapport au précédent record de 141,4 milliards de dollars de janvier 2009. Si tous les secteurs ont été représentés, le secteur bancaire a totalisé 35 % des émissions, avec 55,7 milliards de dollars. Et ce sont les banques européennes, confrontées à des marchés volatiles sur le Vieux continent, qui sont venues tirer parti de l'appétit des investisseurs américains en émettant plus de 45 milliards de dollars sur les deux premières semaines de l'année.Coûts d'emprunt modérésLes établissements les mieux perçus comme Rabobank, Deutsche Bank ou BNP Paribas ont ainsi diversifié leurs financements et profité de coûts d'emprunt plus modérés. À environ 200 points de base, la prime de risque sur les banques exigées par les investisseurs américains est en effet au plus bas depuis mai dernier, et inférieure de près de 40 points à celle constatée en Europe. Ce phénomène est aussi à l'oeuvre sur le compartiment des entreprises non financières, et plus particulièrement sur le segment « spéculatif », où 31,5 milliards de dollars ont été émis en janvier. La prime de risque exigée sur la dette de ces sociétés, dont la notation financière est inférieure ou égale à « BB + », est ainsi descendue sous 520 points de base selon les indices Merrill Lynch, un plus bas depuis novembre 2007. L'appétit des investisseurs pour cette dette plus risquée mais dont les rendements dépassent les 7 % pourrait conduire à un nouveau record d'émissions en 2011 après les 286 milliards de dollars placés en 2010. J. B.

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