Xynthia  : les assureurs appelés à se mobiliser

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D'une année sur l'autre, les tempêtes se suivent... et les réactions se ressemblent. La ministre de l'Économie, Christine Lagarde, a ainsi appelé les assureurs à une « mobilisation exemplaire » après le passage de Xynthia, comme elle l'avait fait en janvier 2009 après la tempête Klaus. Et le président de la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA), Bernard Spitz, a de nouveau accompagné Nicolas Sarkozy dans sa visite des régions sinistrées.Mais dans la course aux annonces qui suit traditionnellement ce type d'événement, ce sont les mutualistes qui sont partis les premiers. Dès lundi midi, le Groupement des entreprises mutuelles d'assurances (Gema) a annoncé la « mobilisation » de ses membres pour « simplifier et accélérer les procédures d'indemnisation ». Les sinistres pourront ainsi être déclarés par tout moyen (visite, lettre simple ou même téléphone). Comme en 1999, les déclarations envoyées au-delà du délai légal de cinq jours seront acceptées pendant un mois, soit jusqu'au 31 mars. Une mesure qui avait déjà été appliquée lors des grandes tempêtes Lothar et Martin de 1999. En outre, aucune attestation de vitesse du vent ne sera demandée aux sociétaires, les mutuelles se chargeant d'obtenir les documents nécessaires auprès de Météo France. Le Gema rappelle par ailleurs, comme Bercy et la FFSA, que tous les contrats d'assurances de biens comportent une garantie contre les tempêtes, qu'il s'agisse de multirisques habitation ou entreprise. En revanche, la prise en charge des dégâts matériels liés aux inondations est conditionnée à la publication d'un arrêté ministériel déclarant l'état de catastrophe naturelle. Le Premier ministre, François Fillon, ayant indiqué ce dimanche qu'ils seraient publiés dans les 48 heures, les assurés devraient être fixés dès ce mardi.De son côté, la FFSA n'avait encore fait aucune annonce lundi soir, mais elle ne devrait guère tarder à adopter des mesures allant dans le même sens que celles du Gema. Outre le prolongement du délai de déclaration, ses membres avaient indemnisé l'an dernier sans expertise les sinistres inférieurs à 2.000 euros pour les particuliers, et 3.000 euros pour les PME.Par ailleurs, certains assureurs ont mis en place des lignes téléphoniques dédiées pour mieux répondre aux attentes. Et certaines banques, comme BNP Paribas et Crédit Agricolegricole, ont déjà annoncé des mesures exceptionnelles. En janvier 1999, la tempête Klaus avait provoqué 740.000 sinistres, notamment en Gironde et dans les Landes, pour des indemnisations totales de 1,68 milliard d'euros, dont 1 milliard pour les particuliers, 610 millions pour les professionnels et 65 millions liés à l'automobile. n Lire aussi page 5.Dans la course aux annonces qui suit ce type d'événement, ce sont les mutualistes qui sont partis les premiers.af

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