La Corée du Sud attend « son » G20 avec impatience

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« La Corée du Sud se tient au centre du monde », proclament fièrement les écrans d'accueil de l'aéroport d'Incheon. Pour la Corée, une nation passée en quelques décennies du groupe des 20 pays les plus pauvres du monde à celui des 20 plus riches, l'organisation du sommet du G20 les 11 et 12 novembre prochains est le signe d'une reconnaissance internationale à laquelle elle aspire depuis longtemps.«Parmi les états qui n'étaient pas membres du G7, la Corée est le tout premier à accueillir le G20. Cette décision symbolique est un très grand honneur », souligne Sohn Jie-ae, la porte-parole du comité présidentiel pour l'organisation du sommet. Un comité qui travaille d'arrache-pied pour faire de ce G20 un succès, qui aidera la Corée à affirmer sa place dans la communauté internationale.Séoul, fort de son expérience en matière de développement économique, veut se poser en porte-parole des pays émergents. « Nous espérons ajouter à l'ordre du jour déjà établi des sujets chers à la Corée, par exemple la mise en place d'un système de protection financière destiné à aider les pays en voie de développement », indique Mme Sohn. Mais Séoul n'en perd pas pour autant le sens des affaires, et a proposé l'organisation en parallèle d'un sommet intitulé « Business 20 », ou B20, dont l'objectif est d'inviter les dirigeants des 20 plus grandes entreprises de chaque pays membre. Des réunions d'affaires avaient déjà lieu en marge des précédents sommets, mais à Séoul, « ce sera à une toute autre échelle », affirme Mme Sohn. « L'idée, c'est que les grandes entreprises se sentent aussi concernées par les sujets discutés lors du ?grand? sommet. Nous voulons parvenir à une coopération étroite entre secteurs privé et public.»13.000 visiteurs attendusD'ici là, la Corée du Sud, fidèle au fort volontarisme qui la caractérise, se met déjà en quatre pour accueillir les 13.000 visiteurs attendus. Une campagne spéciale de nettoyage de la capitale a été organisée. Le comité prévoit la participation de 10 000 volontaires, dont 3 000 se feront interprètes. Un millier d'entre eux seront disposés dans les stations de métro et de bus, prêts à aider les visiteurs, et 500 «taxis internationaux» seront mis en circulation dans les avenues de Séoul. Une loi interdisant de cracher son chewing-gum dans la rue a même été votée. Rien ne sera laissé au hasard : il s'agit, pour la Corée du Sud, de montrer au monde qu'elle est digne de son nouveau statut. FREDERIC OJARDIAS

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