Y a-t-il encore de l'or dans le sous-sol français ?

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La date fait figure d\'événement. Vendredi 28 juin, le ministre du Redressement productif a donné son feu vert à la société Variscan Mines pour rechercher des métaux dans les départements de la Sarthe et de la Mayenne. L\'entreprise à capitaux australiens, basée à Orléans, va investir 11 millions d\'euros pour dénicher des métaux de base (cuivre, zinc, plomb) et d\'autres plus précieux comme l\'or ou l\'argent dans les Pays de la Loire.\"C\'est le premier permis de cette nature attribué depuis de très longues années en métropole française\", s\'est félicité Arnaud Montebourg dans un communiqué. En octobre dernier, lors d\'une réunion du Comité pour les métaux stratégiques (COMES), le ministre avait exprimé son souhait de \"donner une nouvelle ambition à la France, celle de redevenir un pays dans lequel on peut exploiter des mines, comme le font de nombreux pays européens\".L\'or, une valeur refuge... malgré tout D\'autres Etats membres de l\'Union en proie à la crise, comme la Grèce ou l\'Espagne, réfléchissent également à réinvestir dans les métaux. Si l\'or a baissé ces derniers mois, il reste tout de même une valeur refuge. D\'autres métaux, comme le cuivre, présentent toujours de fort belle perspectives.L\'annonce d\'Arnaud Montebourg va dans le sens des objetifs fixés par l\'ancien ministre de l\'Industrie, Eric Besson, qui avait lancé le COMES, il y a plus de deux ans, en mars 2011. L\'ex-ministre de l\'Immigration souhaitait ainsi \"mettre en place une grande stratégie pour les matières premières, associant connaissance économique, politique minière, politique industrielle et politique internationale\".Ce nouveau permis exclusif de recherche de mines (PER) est accordé à la société pour une durée de 5 ans. Il lui permettra d\'explorer 205 km2 sur 15 communes de la Sarthe et deux communes de la Mayenne. Selon les résultats de cette prospection, Variscan pourrait ensuite ouvrir la première mine de l\'Hexagone depuis 30 ans. Aujourd\'hui, les principaux sites d\'exploitation minière restent situés en Guyane pour les mines d\'or et en Nouvelle-Calédonie pour le nickel.Jusqu\'à 1 500 emplois induits La délivrance du permis a cependant pris plusieurs mois de retard. L\'Etat a dû organiser une concertation avec la population locale du 28 mars au 18 avril dernier.  Arnaud Montebourg espère désormais faire de cette nouvelle prospection minière un exemple \"basée sur des technologies nouvelles\" et \"compatible avec le respect de l\'environnement\".Un modèle qui pourrait faire des émules. La société Variscan Mines a recensé trente gisements \"potentiellement rentables\" en France métropolitaine. Si la prospection du permis de Tennie s\'avère fructueuse, l\'entreprise a indiqué au quotidien local Ouest-France qu\'elle espérait créer 150 emplois de mineurs et 1 500 emplois induits (plombiers, électriciens...) d\'ici cinq ans. En octobre dernier, Arnaud Montebourg avait regretté qu\'il n\'y ait pas de \"grand acteur minier dans l\'Hexagone\". Selon la taille des projets, l\'ouverture d\'une mine peut coûter de 150 à 800 millions d\'euros. Il faut ainsi attendre en moyenne 20 ans pour rentabiliser chaque site. Si or il y a, encore faudra-t-il trouver les entreprises minières prêtes à mettre la main... à leurs porte-monnaies.     

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