NextRadioTV et NRJ réclament une chaîne TNT en haute définition

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Alain Weill, le président du groupe NextRadioTV (RMC, BFM TV, etc.), a retrouvé jeudi son ancien patron, Jean-Paul Baudecroux, PDG du groupe NRJ, pour lancer ensemble un appel au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA). Ces groupes de média, tous deux titulaires d'une chaîne de la TNT gratuite, BFM TV et NRJ 12, craignent d'être marginalisés à partir de 2011. À l'extinction de la télévision analogique, en novembre 2011, les trois opérateurs privés historiques, TF1, M6 et Canal Plus, recevront en effet chacun le droit d'émettre une nouvelle chaîne de leur choix sur la TNT gratuite. « Le groupe TF1 aura alors sept chaînes et M6 en aura cinq », s'alarme Jean-Paul Baudecroux. « Les gros acteurs vont devenir encore plus gros et sans appel d'offres », dénonce Alain Weill. La loi de 2007 sur l'extinction de la télé analogique a prévu d'attribuer ces chaînes « bonus » pour compenser les surcoûts de diffusion (analogique + numérique) que les opérateurs supportent jusqu'au basculement. NextRadio TV et NRJ Group saisissent la fenêtre du prochain appel à candidatures du CSA pour deux canaux de TNT en haute définition pour postuler à deux nouvelles chaînes. Alain Weill, qui est train de vendre « La Tribune » deux ans après l'avoir acquise, propose une chaîne d'informations sportives RMC Sport HD. « Avec un budget de fonctionnement de 30 millions, elle pourrait atteindre au bout de 3 ou 4 ans, 50 millions de recettes publicitaires », explique-t-il. Son agence RMC Sport produit déjà des images pour BFM TV et Direct 8. Respect du pluralismeNRJ souhaite pour sa part lancer Chérie HD, une chaîne « féminine et familiale » au budget équivalent à celui de RMC Sport. « C'est la dernière occasion pour nos deux groupes de ne pas rester avec une seule chaîne », prévient Jean-Paul Baudecroux. Et son alter ego de dramatiser l'enjeu : « Si on ne peut pas se développer, on vivotera. Et une entreprise qui vivote est condamnée ». Une chaîne de la TNT (Virgin 17) a bien été rachetée ce printemps à Lagardèrerave;re par le groupe Bolloréeacute;, qui a déjà Direct 8. « Mais nous n'avons même pas pu voir le dossier » protestaient hier les deux PDG. NRJ et Next ont exhumé la décision du Conseil constitutionnel validant en 2007 les 3 chaînes bonus. Les sages y précisaient qu'au moment de l'entrée en vigueur des nouveaux canaux, le CSA devrait « veiller au respect du pluralisme ». La balle est dans le camp du CSA. J.-B. J.

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