De Margerie à Gattaz : "Non, l'ISF ne peut être supprimé, tu le sais bien"
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La franchise est à la mode cette année à l\'université d\'été du Medef ! Déjà jeudi soir lors de la séance plénière \"La France à l\'offensive\" organisée à l\'université d\'été du Medef et à laquelle le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a assisté, les intervenants avaient laissé la langue de bois au placard. Ce vendredi 30 septembre, un grand patron va plus loin, contredisant ouvertement le président de l\'organisation patronale Pierre Gattaz.\"un sujet très sensible\"Alors que celui-ci a demandé la suppression pure et simple de l\'ISF (Impôt de Solidarité sur la Fortune) mercredi, le Président Directeur Général de Total Christophe de Margerie l\'a vivement critiqué: \"Non l\'ISF ne peut être supprimé, tu le sais bien\" a-t-il lancé à Pierre Gattaz devant plusieurs centaines d\'entrepreneurs. \"Il faut faire attention parce que l\'ISF est considéré comme un sujet très sensible et je crois qu\'on n\'a pas intérêt à le mettre en avant comme une priorité\" a-t-il ajouté.Pour Gattaz, l\'ISF bloque la croissance des PMERéponse de Pierre Gattaz: \"cet impôt est destructeur d\'emploi parce qu\'il explique pourquoi nous n\'avons plus en France que 4.500 ETI [entreprises de taille intermédiaire] par rapport à 12.500 en Allemagne\". Mercredi, le numéro un du Medef avait appelé à la suppression d\'un impôt qualifié de \"dogmatique\". Une rupture une organisation qui, jusqu\'alors, préférait éviter le sujet publiquement. L\'appel avait suscité des commentaires acerbes. Harlem Désir, premier secrétaire du PS avait moquée une \"vision du Medef\" résumée à un \"SOS les riches\". \"Est-ce que tel impôt, telle loi, telle décision crée de l\'emploi et de la compétitivité ? Si c\'est oui, il faut le garder, si c\'est non, il faut le supprimer, c\'est aussi simple que ça\", a-t-il ajouté. Il a invité le patron de Total a discuter avec lui de ce sujet mardi, lors d\'un petit-déjeuner. Les deux patrons se rencontreront même dès lundi. Une journée qui promet d\'être chargée pour le patron des patrons, puisqu\'il a aussi publiquement plaisanté sur un rendez-vous à Bercy, avec Pierre Moscovici. LIRE AUSSI:>> Le Medef met la pression sur le gouvernement avant la rentrée>> Retraites, charges sociales: des patrons plus mesurés que Pierre Gattaz
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