Retour en force du couple franco-allemand

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À l'approche du sommet du G20, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel affichent une parfaite entente. Ils souhaitent que les dirigeants des 20 principales puissances de la planète prennent des décisions contraignantes pour pouvoir lutter efficacement contre les dérives du système financier international. « Nous ne voulons plus être surpris par une banque », s'est exclamée la chancelière allemande. La chute de Lehman Brothers, le 15 septembre 2008, suite à la crise des subprimes, qui a entraîné le monde dans un trou noir, est encore vivace dans les esprits. Mais que de chemin parcouru par le couple franco-allemand depuis un an. Alors que, pour le premier sommet du G20 réuni au niveau des chefs d'État ou de gouvernement le 15 novembre à Washington, Paris et Berlin montraient une timide convergence sur la seule offensive contre les paradis fiscaux, question importante au demeurant, aujourd'hui les deux capitales sont d'accord à peu près sur tous les dossiers relatifs à la « refondation » du système financier international. Ainsi, elles souhaitent une décision forte sur les bonus versés aux traders dans les établissements bancaires. « Partout dans le monde, les gens sont ulcérés par la pratique de bonus extravagants », selon Nicolas Sarkozy. Déjà, pour le deuxième sommet du G20 au niveau des chefs d'État ou de gouvernement qui a eu lieu le 2 avril à Londres, le couple Sarkozy-Merkel avait serré les rangs, faisant fi des irritations passées. un grand emprunt en vueDès le début février, les deux dirigeants ont écrit une lettre commune à la présidence tchèque de l'Union européenne pour demander une « approche coordonnée » des États membres face à la crise. Quelques semaines plus tard, à la mi-mars, ils ont à nouveau pris leur plume pour souligner que l'Union européenne devait affirmer une position commune au sommet de Londres afin de « bâtir une nouvelle architecture financière globale ». Selon un spécialiste des relations franco-allemandes, le nouveau climat d'entente entre Paris et Berlin est surtout dû à la fin de la présidence française de l'Union européenne durant laquelle Nicolas Sarkozy irritait beaucoup Angela Merkel par son activisme. Bref, le soleil après le mauvais temps. Cela dit, les deux capitales ne sont tout de même pas d'accord sur tout. Berlin réclame par exemple une rigueur budgétaire accrue le plus rapidement possible, alors que Paris prépare un grand emprunt pour relancer l'activité économique. Marc Dege

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