L'improbable pari de l'iPhone en Chine

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télécomsPas vraiment l'émeute, comme dans d'autres pays du monde à chaque mise sur le marché d'un nouveau produit Apple. Seule une petite centaine de fanatiques était au rendez-vous vendredi en fin d'après-midi devant l'Apple Store de Pékin. Hormis la pluie et le froid, le manque d'enthousiasme a plusieurs causes. Pour accéder au marché chinois, la marque à la pomme a dû accepter de supprimer la fonction Internet sans fil (wi-fi) de son smartphone. Li Liang, 25 ans, a quand même acheté le sien. « Beaucoup de fans sont comme moi, explique ce jeune ingénieur, ils possèdent un iPod Touch [baladeur numérique à écran tactile d'Apple] avec le wi-fi mais veulent l'iPhone pour ses fonctions particulières. » Pour la majorité des Chinois, le prix est dissuasif. Il coûte au minimum 4.999 yuans (près de 500 euros), soit plus de deux fois le salaire moyen dans les grandes villes chinoises. Sans compter que 2 millions de Chinois posséderaient déjà un iPhone. Des contrefaçons, vendues dans les grandes surfaces électroniques autour de 3.300 yuans (près de 330 euros). Ou rapportées de l'étranger ou de Hong kong, où l'iPhone est vendu 25 % moins cher, est équipé du wi-fi et fonctionne sur le réseau de China Telecom? le rival de China Unicom, partenaire d'Apple, pour ce lancement officiel.succès incertainOù est donc l'intérêt de la firme de Steve Jobs ? Le contrat de trois ans signé avec Unicom lui rapporterait déjà 1,5 milliard de dollars, selon la presse chinoise et américaine. Et, pour dissuader la contrefaçon ou l'achat à l'étranger, l'abonnement de deux ans avec des tarifs mensuels dégressifs rend, au bout du compte, l'iPhone « légal » meilleur marché. Il n'empêche, le succès de l'opération reste incertain. Les Chinois préfèrent la formule de cartes prépayées à l'abonnement. Et ils « auront l'impression que leur téléphone est un sous-produit par rapport à celui qu'on trouve en Californie », prévient Duncan Clark, directeur de BDA China, une société de recherche technologique.Joris Zylberman, à Pék

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