Encore embryonnaire, le petit éolien jouit d'un fort potentiel

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L'éolien figure en première ligne des débats qui agitent régulièrement les filières françaises des énergies renouvelables (voir ci-contre). Mais il y est rarement question du petit éolien. De la micro-éolienne Elena, qui équipe depuis quelques mois la maison de l'air du parc de Belleville à Paris, aux modèles dessinés par Stark pour la société Pramac, en passant par les machines des sociétés Weole Energy et Windeo pour propriétés particulières et sites de PME isolés, le secteur se caractérise par une certaine hétérogénéité. L'Association française des professionnels du petit éolien (AFFPE) s'est créée cette année pour faire masse. Les machines, nées de l'imagination d'ingénieurs ou de designers, ont un diamètre de 10 à 12 mètres. Et une hauteur inférieure à 12 mètres. Ce qui les exonère de toute contrainte d'urbanisme. Au-dessus, la réglementation qui s'impose est celle du « grand éolien », avec son cortège de zones de développement éolien (ZDE) imposées pour accéder au tarif de rachat préférentiel, et, conformément au Grenelle 2, d'un minimum de 5 mâts pour toute nouvelle installation. Le marché se situe plutôt du côté de l'autoconsommation, pour les PME comme pour les particuliers. Pour environ 10.000 euros, les quelque 125.000 foyers qui constituent le coeur de cible pourraient réduire leur facture d'électricité d'au moins 40 % et bénéficier du crédit d'impôt de (toujours) 50 %. En revanche, si elle peut probablement jouer un rôle en matière de sensibilisation auprès du grand public, la présence de mini éoliennes en ville fait débat. D. P.

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