À Davos, Le marathon des deux George
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Une maîtrise parfaite de la langue (celle de Shakespeare et des marchés financiers), un ton assuré et rassurant : George Papandréou, le Premier ministre grec, et George Papaconstantinou, son ministre des Finances, ont couru un véritable marathon le week-end dernier à Davos. Avec talent. Les deux « George » ont passé quarante-huit heures infernales. Objectif : convaincre les marchés, les banquiers, et les politiques réunis là de leur capacité à redresser les finances de leur pays. « Notre job ici ? Tenter de combler d'abord le déficit de crédibilité dont souffre notre pays, notre premier déficit », expliquaient-ils, en choeur, à quelques journalistes. En sortant de la salle de presse surchauffée, George Papandréou tombe sur... Dominique Strauss-Kahn, blotti dans un coin. Les deux hommes se retrouvent. Deux amis, à l'évidence. Le second chuchote à l'oreille du premier quelques mots. Un soutien du FMI, déjà ? Un mot d'encouragement en tout cas. Papandreou repart vite. Rendez-vous suivant : des banquiers. E. I.
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