Les Français ont dépensé l'an dernier 25 milliards d'euros en ligne

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L'e-commerce est à la grande distribution de 2010 ce que l'hypermarché fut au commerce il y a soixante ans. « Une révolution. Et il n'y a aucune raison pour qu'il ne bouleverse pas encore le march頻, jure François Monboisse, président de la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad). En 2009, les Français ont plébiscité les prix bas, le large choix et la totale liberté d'horaire qu'offre l'achat en ligne, à l'instar de l'hyper d'antan. Ils ont dépensé 25 milliards d'euros sur Internet. Soit 26 % de plus qu'en 2008, selon la Fevad. « L'e-commerce pèse presque autant que les télécoms, l'aéronautique et, bientôt, la mode et le luxe », fait valoir François Monboisse.Dans un pays où la consommation des ménages n'a progressé que de 0,7 %, la Toile gagne des parts de marché sur les réseaux de magasins. Elle représenterait « 4% à 4,5 % » des ventes en France (hors produits alimentaires et pharmaceutiques), contre 3,7 % en 2008, selon la Fevad. Un mouvement qu'a amplifié le lancement de nouveaux sites marchands. « En 2009, il s'en est créé deux toutes les heures », note Marc Lolivier, délégué général. La France en compte 64.100 (35 % de plus qu'en 2008).montant du panier en baisseLes Français y achètent de tout : des cadeaux de Noël (pour 5 milliards d'euros en 2009, soit 28 % de plus qu'à Noël 2008), des biens techniques (+ 8 %), des voyages (+ 7 %) et de la mode (+ 13 %). Seul bémol à cette envolée : le montant dépensé sur le Net recule de 2 % en un an pour revenir aux 90 euros déboursés en... 2006. Mais, la Fevad refuse d'en prendre ombrage. « Après trois trimestres de baisse, le montant a progressé pendant les soldes », fait valoir Marc Lolivier. Et le recul du panier moyen ne serait que le prix à payer de la démocratisation du Net. Désormais, quatre Français sur dix achètent en ligne. Et les personnes âgées de plus de 50 ans sont plus nombreuses à y faire leur shopping (+ 13 % par rapport à 2008). Bref, l'e-commerce recrute de nouveaux adeptes. Si bien que la Fevad table sur un bond de 22 % en 2010, puis de 20 % en 2011, hissant le marché à 46 milliards en 2012.Il n'empêche. En 2009, le marché français est toujours loin des 56,4 milliards d'euros dépensés en Grande-Bretagne (+ 14 % en 2009), pays dont la population (59 millions d'habitants) est pourtant inférieure à celle de la France (65 millions). Deux obstacles freinent encore l'e-commerce de ce côté-ci de la Manche. Seuls 63 % des ménages ont accès à Internet. Et il reste trop de zones blanches, sans couverture ADSL, dans les campagnes françaises.

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