Berlin favorable à une taxe sur les transactions financières en Europe

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À son tour, l'Allemagne veut faire adopter un projet de taxe sur les transactions financières au sein de la zone euro lors de la prochaine réunion des ministres des Finances des 17 pays membres. Angela Merkel emboîte le pas de Nicolas Sarkozy qui, le 18 février, lors du G20 finance à Paris avait proposé que certains pays du G20 « avancent » sur la mise en oeuvre d'une taxe sur les transactions financières pour financer le développement, sans attendre d'autres pays qui continuent à « y réfléchir ». Manifestement, Angela Merkel a achevé sa réflexion. Lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue autrichien Werner Faymann, mercredi, ce dernier a estimé que la zone euro devait discuter de la possibilité d'introduire une taxe sur les mouvements financiers. « Nous voulons pousser pour que cela soit adopté par tous les membres de la zone euro », a indiqué Angela Merkel.« juste, utile et efficace »IL y a quelques mois encore, l'idée de taxe sur les transactions financières n'avait pas reçu le meilleur accueil dans le monde. Mais à présent, l'Allemagne se rallie à l'idée d'une mise en oeuvre à l'échelle de la zone euro au minimum. Le projet initialement défendu par la France porte sur une taxe « infinitésimale » appliquée aux transactions financières pour financer l'aide au développement. Nicolas Sarkozy estime qu'elle serait « juste, utile et efficace ». Il a confirmé le 18 février avoir confié à Bill Gates une « mission sur le financement du développement » dont le cofondateur de Microsoft devra présenter les conclusions au sommet du G20 à Cannes, les 3 et 4 novembre.Mercredi, les déclarations d'Angela Merkel sont intervenues alors que le conseil des ministres allemands avait adopté un projet de décret visant à faire payer aux banques allemandes une taxe pour financer d'éventuels et futurs renflouements même si celles-ci sont en perte, selon des sources gouvernementales. La taxe minimale prélevée sera de 5 %, selon ce projet qui doit encore être approuvé par le Parlement. Elle sera plafonnée à 15 % du bénéfice annuel. Berlin compte récupérer environ un milliard d'euros par an grâce à cette contribution, en fonction des bénéfices des banques. La taxe sera fonction de la taille de la banque, de son profil de risque au sein du système financier, de son passif auquel seront retranchés les fonds propres et de son actif. La valeur nominale des dérivés hors bilan sera aussi prise en compte. L. C.

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