Et si la

 |   |  323  mots
Next on the list ? » La Grande-Bretagne - son économie à bout de souffle, sa monnaie en déroute, sa dette publique exponentielle, et ses sondages inquiétants à quelques semaines des élections générales -, sera-t-elle la prochaine victime des fonds spéculatifs ? « Je suis très nerveux au sujet du risque qui pèse sur notre dette souveraine », avertissait ce mardi Ken Clarke, conservateur et ministre « fantôme » de l'Industrie. « Après la Grèce, cela pourrait être au tour d'autres pays connus sous le nom de ?Stupid? (Spain [Espagne], Turquie, UK [Royaume-Uni], Portugal, Italie, Dubaï). » Ken Clarke craint en particulier que la note AAA de son pays, la meilleure possible, soit abaissée si le déficit public - qui dépasse 12 % du produit intérieur brut - n'est pas réduit rapidement. Il n'est pas le seul. La publication de sondages laissant envisager un gouvernement sans majorité absolue, et donc sans marge de manoeuvre politique, constitue aux yeux des marchés la pire éventualité pour un pays dont l'explosion attendue de la dette publique entre 2008 et 2011 n'a aucun équivalent dans un pays développé, hormis l'Irlande. Cristallisant les inquiétudes, la livre, qui avait dévissé de 4,5 % face au dollar lundi, est restée sous pression mardi.Pour tenter de se relancer, les conservateurs jouent sur la peur d'une attaque des marchés contre le Royaume-Uni s'ils ne remportent pas un clair mandat : « Le pays ne peut pas supporter Gordon Brown cinq ans de plus », estime George Osborne, le chancelier « fantôme ». Reste que si les tories ont promis de faire de la réduction des déficits leur priorité, la mission s'annonce ardue : pour rembourser ses dettes et combler son déficit, la Grande-Bretagne devra emprunter sur les marchés des sommes records en 2010 et 2011. Sous l'oeil vigilant des agences de notation, le prochain gouvernement devra opérer des coupes sévères dans les dépenses publiques. Impopularité garantie.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :