Les conservateurs en perte de vitesse
La Tribune
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David Cameron n'avait pas besoin de cela. Lord Michael Ashcroft, son principal donateur, a fini par reconnaître lundi qu'il était « non domicili頻 fiscalement, c'est-à-dire qu'il ne payait pas d'impôts sur ses revenus hors de Grande-Bretagne. Une situation qui n'a rien d'illégal, mais qui fait désordre, en particulier pour l'image du parti conservateur, lequel promettait de « changer la politique », après le scandale des notes de frais des députés l'an dernier. C'est d'autant plus dommageable que lord Ashcroft s'était engagé il y a quelques années à devenir résident fiscal en Grande-Bretagne.Mais le vrai problème des conservateurs dépasse la rubrique des scandales financiers. Si David Cameron a su parfaitement juger de l'humeur du pays avant la récession, il a eu du mal à s'adapter à la crise. Pendant longtemps, il s'est contenté de suivre les décisions de Gordon Brown.Il a finalement trouvé son ton en jouant la transparence : sa priorité est de réduire le déficit, et des « décisions difficiles » devront être prises pour baisser les dépenses de l'État. Il promet un budget d'urgence dans les cinquante jours suivant son arrivée au pouvoir.Si sa franchise a semblé payer initialement, elle effraie l'électorat à mesure que l'échéance s'approche. David Cameron a donc fait une marche arrière limitée, promettant d'éviter des coupes budgétaires violentes la première année. Une demi-volte- face, qui accroît encore le flou sur sa détermination à réduire le déficit. é. A.
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