L'Afrique de l'Ouest s'offre son premier forum des affaires

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Les forums réunissant les milieux d'affaires sont nombreux en Afrique de l'Est ou en Afrique australe. Les 12 et 13 avril, l'Egypte sera l'hôte du troisième forum sur l'investissement du marché commun de l'Afrique orientale et australe (Comesa). La Tanzanie accueillera le prochain World Economic Forum pour l'Afrique (le Davos africain) les 5 et 7 mai. L'Afrique de l'Ouest était jusqu'ici restée à l'écart de ces forums traduisant l'émergence d'une nouvelle classe d'entrepreneurs africains. Une lacune enfin comblée avec l'organisation les 20 et 21 mai prochain à Ouagdougou, au Burkina Faso, d'Africallia, le premier forum international d'affaires visant à mettre en relation des entreprises de l'Union économique et monétaire d'Afrique de l'Ouest (UEMOA). Plus de 300 entrepreneurs d'Afrique de l'Ouest mais également européens ou asiatiques se retrouveront deux jours durant au centre international de conférence de Ougadougou à l'initiative de la chambre de commerce du Burkina Faso. Relations sud-sudCe forum d'affaires d'affaire d'un nouveau genre repose sur un principe original puisqu'il permet à ses participants d'organiser jusqu'à 12 rendez vous personnalisés d'une demi-heure. Chaque entreprise peut en effet consulter le profil des autres entreprises pour organiser ses rendez vous en fonction de ses centres d'intérêt. « L'objectif est de développer les relations sud-sud », explique Oumar Yugo, directeur général du groupe WEP (le don de Dieu), une entreprise burkinabe spécialisée dans les travaux publics et l'énergie. « Les entrepreneurs africains se connaissent finalement assez peu. C'est un vari gâchis car il n'est toujours pas nécessaire d'aller jusqu'en Europe pour trouver les entreprises compétentes ». Initié par les AfricainsClaude de Moussac, qui dirige S3IC, une société de commerce de gros alimentaire très présente en Afrique se félicite cette démarche « initiée par les Africains eux-mêmes. Avant, on nous faisait découvrir les services offerts par les chambres de commerce de l'UEMOA. Le choix est maintenant de mettre les entreprises directement en relation pour qu'elles développent leurs affaires ». Le choix du Burkina Faso n'est pas anodin. Ce pays sahélien enclavé affiche un taux de croissance de plus de 6 % l'an depuis le début de la décennie. Deux fois plus vite que le reste de la zone UEMOA qui a cru en moyenne de 3,4 % par an depuis le début de la décennie.

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