Renault promet un retour rapide aux profits
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Nous visons un flux de trésorerie positif en 2010, ce qui suppose une marge opérationnelle positive, et un retour au bénéfice net en 2011 au plus tard », a martelé vendredi Carlos Ghosn, lors de l'assemblée générale des actionnaires de Renault. Pour cela, le PDG du constructeur français - dont le mandat a été renouvelé vendredi -, et de son partenaire japonais Nissan mise sur « une croissance de nos parts de marché dans les principaux pays où nous sommes implantés, dont l'Europe (11 % au premier trimestre) », grâce notamment à la montée en puissance de la récente gamme Mégane (avec le monospace Scénic), mais aussi à six nouveaux modèles lancés cette année.Réduction de coûts« Nous irons plus loin dans nos efforts de réduction de coûts », souligne par ailleurs Carlos Ghosn, qui envisage de « dégager 2 milliards d'euros de synergies avec Nissan, dès 2010. (...) La crise a poussé les deux entreprises à travailler plus systématiquement ensemble. La mise en place d'équipes dédiées de l'alliance permet d'identifier très en amont les projets sur lesquels il existe des opportunités. » Enfin, à moyen terme, le dirigeant a confirmé « 2 milliards d'euros de synergies additionnelles d'ici à 2015 » pour l'alliance Renault-Nissan grâce au récent mariage avec l'allemand Daimler.En ce qui concerne Renault seul, « nous irons plus loin dans nos efforts de réduction des coûts », a-t-il assuré. Il envisage désormais « une diminution de 400 millions des coûts d'achat en 2010 », grâce en particulier à la « frugalit頻 apprise pendant la crise, « qui fait partie intégrante de nos process ».Au-delà des objectifs chiffrés, le PDG, qui a salué au passage la progression du cours de l'action Renault depuis début janvier (+ 38 %), a tenu à désamorcer tout débat sur les délocalisations. Très lyrique, il a affirmé : « Nous faisons partie de l'histoire de France et de son avenir. » Un discours « affectif », nouveau dans la bouche d'un PDG réputé jusqu'ici pour sa rigueur froide et désincarnée. Il a tenu à souligner que « nos usines françaises représentent 50 % de la valeur ajoutée de Renault. Plus de 80 % de notre activité d'ingénierie y est basée ». Patrick Pélata, directeur général délégué du constructeur, a renchéri : « Dans les quatre prochaines années, 51 % des investissements du groupe sont prévus en France », et « 80 % des voitures électriques y seront fabriquées. »Des modèles moins polluantsCarlos Ghosn s'est aussi voulu exemplaire dans la réduction des émissions de CO2. Au fil d'une allocution très « politiquement correcte », il a souligné sa confiance dans le véhicule électrique, dont les premiers exemplaires seront lancés en 2011, mais a annoncé aussi le démarrage prochain de deux nouveaux petits moteurs essence et diesel, dont les gains en CO2 seront « de 15 % à 25 % » par rapport aux mécaniques actuelles.
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