Fin triomphale pour la prime à la casse en Allemagne

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Hier, à 10?h?14, la prime à la casse allemande a expiré. Le montant de 5 milliards d'euros prévu par le gouvernement fédéral a en effet été dépensé. Celui qui voulait faire une demande sur le site du Bafa, l'organisme en charge du dispositif, trouvait alors porte close avec cette explication : « Il n'y a malheureusement plus de moyens à disposition pour la prime environnementale. » Initialement, la mesure devait durer jusqu'au 31 décembre, mais Berlin avait prévenu qu'il ne rajouterait pas un centime à une enveloppe qu'il avait déjà grossie de 3,5 milliards d'euros en mars dernier.une ruée de demandesLa fin annoncée de la prime a déclenché une ruée de demandes : pas moins de 30.000 dossiers ont été déposés dans les trente dernières heures. Jusqu'à la fin, donc, elle aura été un succès, sans doute le plus éclatant de toutes les mesures conjoncturelles du gouvernement. En tout, 2 millions d'Allemands ont profité de ces 2.500 euros offerts pour l'achat d'un véhicule respectant certaines normes écologiques et pour l'abandon simultané d'une auto vieille de plus de neuf ans. Le bilan est donc satisfaisant. En août, les nouvelles immatriculations ont bondi de 28 % sur un an, à 275.000 unités, et depuis le début janvier, la hausse est de 27 % à près de 2,7 millions de véhicules, soit 565.000 de plus qu'à la même période de l'an dernier. La prime a aussi soutenu la consommation des ménages. Or, celle-ci, en progressant de 0,7 % sur le deuxième trimestre, a puissamment contribué à faire rebondir de 0,3 % la croissance allemande, pour la première fois depuis un an.Que va-t-il se passer à présent ? L'effet de la prime va s'éteindre lentement, le temps que les dernières demandes soient traitées et les commandes honorées. Mais l'an prochain s'annonce difficile. Selon une enquête de la profession, 45 % des personnes qui envisageaient d'acheter une auto en 2010 ont en effet avancé à cette année la date de leur achat pour cause de prime à la casse. Mais, pour Berlin, il ne pouvait être question de poursuivre une mesure coûteuse pour le budget et qui maintenait l'industrie sous perfusion. L'économie allemande va devoir trouver un nouveau moteur. R. G.

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