20% : la part d'effectifs dont le laboratoire Merck va se séparer

 |   |  405  mots
Recentrage. Tel est le mot d\'ordre au sein de Merck. Le groupe pharmaceutique américain a dévoilé mardi 1er octobre un nouveau plan de réduction de ses effectifs touchant 8.500 postes, en plus des 7.500 suppressions d\'emplois déjà annoncées mais pas encore mis en œuvre. L\'objectif? \"Etre plus concentré et plus efficace au niveau opérationnel\", a expliqué mardi le Président directeur général du groupe, Ken Frazier.Des locaux moins onéreuxPriorité sera désormais donnée au marketing et à la recherche-développement \"sur les meilleures opportunités de croissance\". Ainsi, en santé humaine par exemple, Merck compte se recentrer sur quelques domaines thérapeutiques clés: l\'oncologie, le diabète, les vaccins et soins hospitaliers de courte durée.Certains programmes vont être externalisés ou purement et simplement supprimés. Le groupe fera des économies dans le domaine administratif et cèdera des actifs immobiliers aux États-Unis. A ce titre, Merck pourrait quitter son siège actuel de Whitehouse Station (New Jersey) pour des locaux moins coûteux.Le laboratoire entend réduire ses charges d\'exploitation annuelles de 2,5 milliards de dollars d\'ici la fin 2015. Pour cela, il va se recentrer sur les produits qui ont les meilleures chances d\'être homologués et de réaliser des ventes appréciables, tout en remettant en question les recherches les moins susceptibles d\'aboutir avec succès.Cette stratégie ne surprend pas les analystes du secteur. \"Merck est actuellement à la traîne comparé à ses concurrents sur l\'externalisation de sa recherche-développement\", ont souligné dans une note les analystes de la banque Citi, saluant \"une mesure positive pour corriger cet écart\".Chiffre d\'affaires prévisionnel en baisseMerck doit notamment faire face à une concurrence accrue sur certains de ses marchés clés comme le traitement du diabète et à la perte de brevets importants, à la concurrence des génériques sur le traitement anti-asthme SingulairSi le groupe pharmaceutique enregistre toutefois de beaux succès sur le Gardasil, un vaccin contre le cancer du col de l\'utérus, le Zostavax, un vaccin contre le zona, et l\'Isentress, un traitement du virus HIV; cela n\'est pas suffisant.Il prévoit un chiffre d\'affaires 2013 inférieur  de 5 à 6% à celui de 2012. Et le bénéfice par action devrait atteindre 3,45 à 3,55 dollars - hors éléments exceptionnels - contre 3,82 dollars l\'an dernier.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :